‹ Considérations sur l'Étiopathogénie du MongolismeChapitre 8 sur 18 · ER · texte numérisé non relu

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Nous avons adopté le plan de travail suivant : Après un rapide

ou rappel des travaux parus sur | ’étio-pathogénie du mongolisme, pus essayerons, à la lumière des observations publiées dans la littérature, d'en définir la fréquence et l'incidence selon les races, les Ÿ pays, de sexe, la famille ; puis nous chercherons quelles en sont les conditions d’apparition. Ent nous exposerons les principales théo-

encore, dans leur diversité, loin d’être satisfaisantes. = Sans nous abuser sur la portée de notre modeste étude, nous es-

el CR | Apert np nr En

ction en évitant la naissance des enfants susceptibles d’en être

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ries étio-pathogéniques basées sur ces observations, mais qui sont

pérons cependant que l’exposé objectif des 0 à | qui permettent aujourd’hui de retenir quelques théo géniques intéressantes du mongolisme, contribuera à une

| connaissance de cette roue et prtie-p Pa R à en fair ea le traitement préventif. RPIRE ARE ESS

Re = HISTORIQUE =

__ Bien qu'observé depuis cent ans à peine, il n'y a pas de raison de ne pas admettre que le mongolisme est une affection ancienne. Certains psychiâtres, scrutant patiemment les représentations plastiques et graphiques de l'Antiquité, du Moyen-Age et des Temps Modernes, ont voulu reconnaître des faciès mongoloïdes chez des … personnages du maître flamand Jordaens (1635), dans des portraits de Reynolds (1773), et chez les nymphes de Broaklin (Tumpeer).

Pour nous en tenir aux données plus précises des cas médicaux, les observations princeps nous paraissent être celles de Seguin qui, en 1846, décrivait une fille de 15 ans atteinte d’idiotie profonde,

et un arriéré de 7 ans, qui tous deux paraissent bien être des monpou.

Ce n’est que vingt ans plus tard que Langdon-Down etat don LR à l’affection sa description désormais classique, et son appellation définitive : ù

« J'ai tourné mon attention », écrit cet auteur, « vers la possi- « bilité d'établir une ten dés amérés cles groupant autour « de divers standards ethniques ».

Et, plus lon:

ques. Ce est on marqué que, Po. côte à côte, c ; paraissent être les enfants des mêmes parents. Les idiots qu « groupent autour du type mongol sont si nombreux, et ils prés « tent une telle ressemblance mentale entre eux, que j'en décrit ‘« un seul, appartenant à cette division Gas et choisi parmi « ceux que j'ai pu observer. Ds … « Les cheveux ne sont pas noirs, comme chez véritable mo « gol, mais châtains, raides et rares. La face est plate et large,

‘ «relief. Les joues sont arrondies et s'étendent latéralement. Li «yeux sont obliques et les angles internes plus distants l’un de 1” «tre que normalement. La fente palpébrale est très étroite. «front est constamment plissé de rides transversales (par le jeu < « muscle élévateur des paupières, dérivé de la musculature. ce hi « frontale, et qui participe à l'ouverture des yeux). Les lèvres sont « grandes et épaisses, fissurées transversalement. La langue t « longue, épaisse et très râpeuse. Le nez est petit. La peau a un \ « couleur légèrement j Jaune sale, avec une élasticité insuffisante, c HE « qui donne l'impression qu’elle est trop large pour le corvs. Me « L'aspect de ce garçon est tel qu'on a peine à croire qu'il est

« le fils d'Européens; mais ces caractères sont si souvent présents … «€ qu'il est hors de doute que ces traits ethniques : résultent d’une dé- « générescence, LE ÿ « Le type d'’idiotie mongolienne ne 10 % da cas que Ÿ APE j “ai étudiés. Ce sont toujours des idiots congénitaux, et leur ar- :

ae, os de Dos Det d’ aliments ose avec bencoup VA de ‘substances oléagimeuses.

re loppée et orientée vers dés Ab à tn

«Ils sont généralement capables de parler, le pe est pâteux Pa et indistinct, mais peut être très amélioré par de bons exercices de « gymnastique linguéale. La coordination est anormale, mais non « déficiente au point de ne pouvoir être renforcée. L’ exercice sys- « tématique peut faire obtenir une grande force manuelle.

«La circulation est faible, et quelle que soit la progression intel- « lectuelle faite en été, une certaine régression se produit en hiver. « Leurs capacités physiques et mentales sont en relation directe « avec la température.

or Les progrès obtenus par |’ éducation der de beaucoup Ja prévision de ceux qui ne connaissent pas les caractéristiques de « ce type. Mais la vitalité est très inférieure à la moyenne, avec « tendance à la tuberculose, origine héréditaire -de la dégénérescence ».

Cette première descripion ayant été faite par un Anglais, en

: | téressent à la question. En Grande-Bretagne, citons au XIX° siècle n Dh: En Telford-Smith, Hreland, qui appOorene

«lis ont-une por Fpne d' imitation, sont facétieux, avec un.

| he anglaise, ce sont d’abord des auteurs anglo-saxons qui s'in-

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leurs observations, et pour qui le mongolisme doit surtout se rattacher à une dégénérescence tuberculeuse, En Allemagne, depuis les travaux de Neumann, publiés en 1899, paraissent les importantes | recherches de Siegert, Pfaundler, Geyer, Schroder, Reichwage, Tobler, etc. | Ê La question ne soulève d’intérêt en France qu’au XX° siècle, avec Bourneville et son élève Desgeorges. Depuis, tous nos grands pédiatres ont étudié le mongôlisme et apporté la vaste contribution de leurs observations et de leurs déductions : Comby, Babonneix,

Apert, Marfan, Armand-Delille, Blechmann, H. Lemaire ; ” Heuyer, Semelaigne, Minet, Lereboullet, Lesne, Weill-Halle :'des neurologues, comme Lhermitte, des chercheurs comme Pichon, Bourgin, Cocheme, font paraître le résultat de leurs travaux.

L’abondance des œuvres récentes, en Amérique celles de Stevens, Mac Clelland, Mac Leane, Hermann, Bleyer, Southwick : en Hollande les travaux de Habertsmann, Van der Scheer: en Suisse ceux de Frey, Spuhler, Bourdillon, Fanconi, a pu faire croire à une augmentation actuelle de la fréquence du mongolisme. En réalité, devant les recensements — d’ailleurs très incomplets, faits un peu au hasard des recherches et surtout des trouvailles — il nous paraît plus plausible d'admettre qu’à cette multiplication des observations correspond davantage un accroissement de l'intérêt et de la connaissance de la maladie, que son extension,

De ces travaux, essayons de dégager les diverses phases par lesquelles ont passé les hypothèses étio-pathogéniques qui ont tenté d'expliquer l’apparition du mongolisme : an:

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