‹ Considérations sur l'histoireChapitre 11 sur 143 · I . Ninive et ses restes · texte numérisé non relu

I . Ninive et ses restes

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propre à l’Orient ainsi qu’au moyen âge, créé de vrais types qui se marquent ineffaçablemeut dans l’imagination, et créer des types c’est créer un art.

Combien de mains occupées à tailler, façonner, orner les métaux, l’ivoire, la pierre, les étoffes! Si l’Orient n’est pas industriel, il est industrieux, s’il n’a pas d’artistes comme la Grèce, sculpteur ou architectes, il abonde en artisans qui dans leur travail mettent partout de l’art et s’y complaisent. A coté de la région des artisans fourmillaient les négociants : d’après le prophète Nahoutn, il y en avait plus à Ninive que d’étoiles au ciel. Tout ce monde, au sud de l’Euphrate et du Tigre, à Babvlone et à Ninive, était très-actif. Cela devait ressembler à des ruches en temps de paix. Comme l’Orient a remué la pierre! Ces capitales colossales dont les ruines font notre étonnement, Ninive et Babvlone, Thèbes aux cent portes, Persépolis, étaient environnées de murailles qui devaient les protéger et dans l’enceinte desquelles des champs, des espaces réservés à la culture permettaient aux habitants et à l’armée de suffire à leur existence durant des sièges indéterminés. « Le premier dessein des anciens maîtres de la Babylonie, de l’Assyrie et de la Médie, ne fut pas de montrer leur puissance dans l’érection de grandes et populeuses capitales. Ils cherchaient, daus la sûreté de la capitale, la sûreté et la durée de l’empire 4. » La capitale était la sûreté de l’empire, mais la muraille était celle de la capitale. Le mur que Nabuchodonosor éleva au vi* siècle et qui s’étendait de l’F.uphrate- au Tigre, haut de cent et large de vingt

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