‹ Considérations sur l'histoireChapitre 13 sur 143 · I. Marc Nielmlir, Histoire d’Assur et de [label · texte numérisé non relu

I. Marc Nielmlir, Histoire d’Assur et de [label

par tes portes comme on entre dans une ville à laquelle on a fait brèche,

« Il foulera toutes tes rues avec’ la corne des pieds de ses chevaux; il tuera ton peuple avec l'épée, et les trophées de ta force seront renversés par terre.

« Puis ils butineront tes richesses et pilleront la marchandise, et ils ruineront tes murailles et ils démoliront tes maisons de plaisance, et jetteront tes pierres, ton bois, et la poussière au milieu des eaux. »

Tout est colossal en Orient, rien n’y est fort parce que rien n’y est organisé, que les empires se résument dans quelques villes énormes où règne un seul homme maître absolu, dont les yeux ne se plaisent qu’à l’éclat extérieur des choses, au luxe et à l’apparat, dont la volonté ne s’assouvit que dans la domination, dont le cœur ne connaît qu’un désir : étendre son pouvoir jusqu’aux bornes de la terre — et qui n’a qu’un signe à faire, qu’un ordre à donner pour mettre eit mouvement des peuples de guerriers dans l’intérêt de sa gloire uniquement fondée sur l’étendue de sou empire. De l’Euphrate au Tigre, du Tigre au Gange, du Gange à l’Indus, sur les bords du Nil, aux frontières du désert, la grandeur royale n’est mesurée qu’à la grandeur du royaume. Les peuples modernes et leurs souverains peuvent-ils se dire complètement alfranehis de cette fausse idée, de cette idée asiatique de la grandeur et de la force?

C’est la portion de l’Orient comprise entre l’Enphrato et le Tigre qui a le plus soulfert de cet universel remueménage de conquêtes, d’asservissements et de triomphes ; c’est là qu’on a vu les plus vertigineuses fortunes et les désastres les plus profonds s’accomplir. C’est là que la

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