Ilur, Emjiirt chinois
UO CONSIDÉRATIONS SliH L'HISTOIRE.
La Chine cependant nous dit assez haut que l'instruction ne suffit pas. La Chine est lettrée, elle est savante, elle met depuis longtemps au concours tous les grades ; die compte neuf degrés d’examens et de grades superposés. Le mandarinat y constitue une féodalité intellectuelle. « A Canton, des deux côtés d'une avenue de 300- mètres de long sont disposées à angle droit 9,238 niches carrées dans chacune desquelles un homme a juste la place pour s’asseoir. C’est là que, pendant huit jours, on enferme tous les trois ans les candidats aux grands examens1 . » Concours de bacheliers, de docteurs, de mandarins, concours universel ! — « Ou peut dire que la Chine est comme une immense bibliothèque ; le3 inscriptions, les sentences, les maximes, ont tout envahi. On en rencontre partout écrites de toutes couleurs et dans toutes les dimensions. Les façades des tribunaux, des pagodes et des monuments publics, les enseignes dos marchands, toutes les portes des maisons, l’intérieur des appartements, les corridors, tout est rempli des plus belles citations des meilleurs auteurs. Les tassesàthé, les assiettes, les vases de toute forme, les éventails' sont autant de recueils de poésies ordinairement choisies avec goût et gracieusement imprimées. Les Chinois n’ont pas besoin de se donner beaucoup de peine pour se régaler des plus beaux morceaux de leur littérature. Ils n’ont qu’à prendre leur pipe et puis courir à l'aventure, et la tête en l’air, les rues de la première ville venue. Qu’on entre dans la plus pauvre maison du plus chétif village, souvent le dénûment y sera complet, les choses les plus