‹ Considérations sur l'histoireChapitre 20 sur 143 · Hue, C Empire chinais · texte numérisé non relu

Hue, C Empire chinais

ill CONSIDÉRATIONS 8CH L’IllSTOIRE.

chaque pied, puis solidement liées de chaque côté, de telle sorte qu’elles compriment fortement les phalanges. On met l’accusé à genoux, et on l'attache à un pieu; puis, avec des cordes de quelques mètres, en tire par coups saccadés sur les baguettes : ainsi, chaque fois, les phalanges qui craquent sont douloureusement distendues et presque arrachées. — Ici une simple corde, passée dans -une poulie, élève au-dessus de terre un malheureux, suspendu seulement par un pied et une main, tandis que la tête et le reste du corps restent hallants. — Là on fait entrer le prévenu dans une cage, et on lui lie les mains derrière le dos : la partie supérieure de la cage se compose de deux planches munies de pointes de fer qui, en se rapprochant, serrent le cou du patient sans laisser glisser sa tôle : on élève ces planches de telle sorte que l’homme no soit pas pendu, s’il se tient sur l’extrémité des orteils des pieds. Dès que ces orteils crispés fléchissent, il reste accroché par la gorge et macéré par les piquants, il lui faut donc sautiller sans cesse, alternant pour point d’appui entre le bout extrême des pieds et des ôs maxillaires. — Puis viennent les pinces pour arracher les ongles et les yeux; les étrilles à dix lames de rasoir pour ratisser la peau et la fendre jusqu’à un demi-centimètre de profondçur; les bouteilles à huile, comme celles de nos mécaniciens, pour verser dans ces fentes de l’huile bouillante; le pal, sur lequel on fait tourner un homme comme sur une toupie; en un mot, plus de cent appareils, plus raffinés les uns que les autres, et destinés à extorquer les confessions des prévenus*. »

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