‹ Considérations sur l'histoireChapitre 25 sur 143 · I. Le Lun- lu, ch. su, art. S · texte numérisé non relu

I. Le Lun- lu, ch. su, art. S

i. Le Tchoug-Yvung, eh. xut, art. 3, ou'cJc linrariabiliu! dans le milieu. Ivlil. Paulliicr.

L'ORIKNT.

compense et de punition [est ce que le ciel veut punir et récompenser. Il y a une communication intime entre le ciel et le peuple;, que ceux qui gouvernent le peuple soient donc attentifs et réservés.

C'est la théorie du vox populi, vox dci , dont voici* la sanction :

— Obtiens l’affection du peuple, et tu obtiendras

l’empire; - •

— Perds l’affection du peuple, et tu perdras l’empire.

L’insurrection, a dit un moderne démagogue, est le

plus saint des devoir». Un célèbre philosophe chinois du xu* siècle de notre ère, Tchou-hi, dans son commentaire sur le premier des quatre litres classiques de la Chine, enseigné dans toutes les écoles et les collèges de l’empire, dit que le peuple serait dégagé de tout respect et de toute obéissance envers le pouvoir qui enfreindrait les limitesde la morale et qui abuserait de son mandat. Confucius pense que l’empereur au regard de la morale n’a pas de droits exceptionnels et supérieurs.

Le prince doit tendre à se perfectionner comme les autres hommes ;

— Un prince qui veut imiter la bonneadministration des anciens rois doit choisir ses ministres d’après ses propres sentiments toujours inspirés par le bien public ; pour que ces sentiments aient toujours le bien public pour mobile, il doit se conformer à la grande loi du devoir, et cette grande loi du devoir doit être cherchée dans l’humanité, cette belle vertu du cœur qui est le principe de l’amour pour tous les hommes ' .

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