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— Le parfait, le vrai, dégagé de tout mélange, est la loi du ciel; la perfection ou le perfectionnement, qui consiste à employer tous ses efforts pour découvrir la loi céleste, le vrai principe du monde et du ciel, est la loi de l'homme. L’homme parfait atteint cette loi sans aucun secours étranger... il parvient à elle avec calme et tranquillité; c’est là le saint homme. Celui qui tend constammeut à sou perfectionnement est. le sage qui sait distinguer le liien du mal, qui choisit le bien et qui s’y attache fortement pour ne jamais le perdre.
— La puissance ou la loi productive du ciel et delà terre peut être exprimée par un seul mot; son action dans l’un et l’autre n’est pas double : c’est la perfection ; mais alors sa production des êtres est incompréhensible.
— La raison d’être, ou la loi du ciel et de la terre, est vaste en effet; elle est profonde I elle est sublime! elle est éclatante! elle est immense I elle est éternelle * !
Lao-tze, qui précéda de très-peu Confucius, est le seul philosophe chinois qui se soit aventuré aux limites de la métaphysique ; il s’exprime ainsi : « Avant le chaos qui a précédé la naissance du ciel et de la terre, un seul être existait; immense et silencieux, immuable et toujours agissant : c’est la mère de l’univers. J'ignore son nom, mais je le désigne par le mot de raison... L’homme a son modèle dans la terre, la terre dans le ciel, le ciel dans la raison, la raison en elle-même 3. »
Mais Confucius déclarait ne pas le comprendre; enthousiaste de la raison, et du devoir qui est sa loi dans l'homme, il n'allait pas au delà; les ailes de Platon sont