Spiegel, Zend-Avesla
2. Dernièro partie du Zend-Avesta, qui en renferme six, dont la première est le Yendidad.
L’OIUENT.
miroir *. « Ils ne projetteront plus d’ombre, dit Plutarque, et le dieu qui aura produit tout cela se reposera comme le ferait un homme qui dormirait. » Les disciples de Jésus s'attendaient à ce que leur maître reviendrait dans sa gloire pour établir définitivement sur la terre le royaume de Dieu, solution que nombre de croyants attendent encore aujourd’hui comme un renouvellement, alors que d’autres, d’humeur plus tragique, y voient plutôt une destruction propre à rassasier la vengeance divine. Le moyen âge tout entier, en l’an mille, ne s’est-il pas précipité dans cette pensée que le monde allait finir par quelque épouvantable cataclysme? La mythologie Scandinave nous offre, à l’égal du parsisme, un tableau plus réjouissant de la transformation dernière des choses : le monde sera dévoré par les flammes, mais du fond de la mer une terre nouvelle émergera, heureuse, avec des dieux rajeunis; un ordre supérieur sera inauguré pour toujours dans lequel il n’y aura plus de mal. La vieille langue germaine appelait poétiquement cette aurore « l'aube des dieux » — Gôtterdâmmerung.
L’ordre et le bonheur seront à la fin des temps comme ils furent à leur origine. Le Zend-Avesta nous dit en effet que lorsque les bons génies eurent été créés avec les autres êtres qui' leur sont subordonnés, la paix et l’harmonie régnaient dans le monde d'Ormuzd. L’année n’était qu’un jour ininterrompu. Les saisons alternant ne chan- * geaient point la terre. Mais la création de l’homme éveilla la jalousie d'Ahiiman et le poussa à envahir la terre avec ses légions. Cependant les féruers, ou les âmes des hom-