I. Prière de l’aniras Hiranyaslûpa
L'ORIENT. Î01
« Si les régions lumineuses du puissant Agni s’avancent de toute part, que notre faute soit effacée 1
« En effet, te voilà, toi dont la face est tournée de tous côtés, te voilà embrassantde toute part nos offrandes. Que notre faute soit effacée 4 1 »
Les cœurs se rassemblent dans l’invocation ; d’un lien souple encore la religion unit les hommes et les dieux , elle n’est pas une chaîne rivée au dogme théologique par la puissance sacerdotale et qui les asservit ensemble en entravant leur élan.
« Agni, maître généreux, tutemêlesà tout ce qui existe. Dans la demeure de l'Offrande, tu allumes tes feux. Apporte-nous la richesse.
« Venez, rassemblez-vous pour vous entendre. Que vos ;lmes se comprennent. C’est en s’unissant que les antiques Dévas ont obtenu leur part.
« Les hommes ici rassemblés n’ont qu’une prière, un vœu, une pensée, une âme. J’offre dans ce sacrifice une intention commune.
• Que vos volontés et vos cœurs soient d’accord, que vos âmes s’entendent, et le bonheur est à vous s. »
Les dieux toujours loués avec grâce et finesse laissent deviner l’idée que les Arvas — mot qui signifie les forts, les dignes — nourrissaient d’eux-mêmes; aimant la louange, mais discrète et tempérée par le goût, ils supposent la même disposition chez les immortels qu’ils ont formés à leur image :
« Sois heureux de nos louanges flatteuses, dieu à la