Hymne de Savanarasa
noble face, et maître souverain ; assiste avec les autres dieux à nos sacrifices 4. »
Il y avait chez les tribus védiques, comme au temps d'Homère, des festins en l’honneur des morts : c’est un usage qui se retrouve à notre époque dans les contrées où les mœurs ont gardé quelque chose de la primitive simplicité. Dans ces festins, l’on mangeait en silence, afin que les esprits des défunts pussent manger avec vous. Nous lisons ici dans l’âme de l’Indou, âme silencieuse etrecueillie
qui possède l’ouïe des choses intérieures. Ni faste ni fracas
dans le culte ; ces pasteurs n’ont à offrir, avec leurs sentiments,que le feu du sacrifice qui brûlesur les verts gazons. Ils demandent en échange aux Asuras divins la pluie fécondante, les vaches laitières, les chevaux, les céréales, pendant qu’ils versent la spiritueuse et mystique liqueur du sôma dans la flamme allumée sur l’autel formé de bois et d’herbes sèches. Le chant ou déclamation de l’hymne accompagne le sacrifice. Les moments du culte sont le matin, à midi, le soir. La première cérémonie commence à l’aube, avec l’apparition de l’étoile du matin :
« Sans racines, règne Varuna, fort et pur, trésor
élevé de rayons lumineux. Ces rayons descendent, mais leurs racines sont en haut. Puissent-ils briller pour nous * au milieu des airs 1
« C’est lui, c’est le royal Varuna qui prépara au soleil cette large voie où il poursuit sa route ; qui, dans une région dépourvue de chemins, en fit un pour le voyageur...
« Ces étoiles qui brillent au-dessus de nos têtes appa-