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Hymne à Indra, ix, Langlois, Rig-Véda

L'ORIENT

raissent la nuit, et avec le jour elles se retirent ; la lune aussi vient la nuit étaler ses splendeurs ; l’œuvre de Varuna n’est jamais interrompue1 *... »

Mais voici l’aurore, Urjani, fille du soleil :

« Elle se dévoile, comme une femme couverte de parures; elle semble se lever et se montrer à la vue, comme une femme qui sort du bain. Elle a tissé la plus belle des toiles, et toujours jeune elle précède à l'Orient la grande lumière*. »

« Nous venons, dit l’hymme de Gotama3, nous venons de traverser l’océan de cette nuit. L’aurore se lève, elle ramène la vie. Telle qu’un Seigneur puissant, elle brille et sourit, belle, bienveillante, ennemie des ténèbres pour notre bonheur. i>

« La déesse , poursuivant sa marche , et d’un large regard embrassant tous les mondes, luit, et fait lever tout ce qui respire. Vers elle monte la voix de tous les êtres intelligents *. »

Indra la suit, Indra le porte-foudre, l’aîné de Jupiter, dieu triomphant à la chevelure d’or :

« Monte sur ton char à couleur jaune.

« Par amour, tu amènes l'aurore, tu allumes le soleil. Sage et prévoyant, Indra aux chevaux jaunes, tu donnes au monde sa brillante parure.

« Jaune est la voûte du ciel, jaune est la surface de la terre ; et c’est Indra qui a consolidé ces deux grands corps

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