‹ Considérations sur l'histoire. Le monde antiqueChapitre 69 sur 156 · Iniroduclion a» bouildUismc · texte numérisé non relu

Iniroduclion a» bouildUismc

l/ülUEXT.

respectable personnage devint ahrat, et son esprit fut parfaitement alfranchi *. »

Voici comment le Messie de la délivrance prêche le salut à un chef des marchands qui l’aborde dans une assemblée formée do plusieurs centaines de religieux.

« Écoute donc, ô Pùrna, et grave bien complètement dans ton esprit ce que je vais te dire. 11 existe, ô Pùrna, ' des formes faites pour être perçues par la vue, formes qui sont désirées, recherchées, aimées, qui sont ravissantes, qui font naître la passion, qui excitent les désirs.. Si un religieux, à la vue de ces formes, en est satisfait, s’il les recherche, s’il ressent de l’inclinalioii pour elles, s’il s’y complaît, alors le résultat de ces divers mouvements est qu’il a du plaisir. Dès que le plaisir existe, aussitôt apparaît avec le plaisir la satisfaction du cœur. Dès qu’avec le j)laisir existe la satisfaction du cœur, aussitôt parait la passion. Quand avec le plaisir existe la passion, aussitôt paraît avec eux la jouissance. Le religieux, ô Pùrna, qui ressent le plaisir, la passion et la jouissance, est dit très éloigné du Nirvàna. 11 existe, ô Pùrna, des sons faits pour être perçus par l'ouïe, des odeurs faites pour être perçues par l’odOrat, des saveurs faites pour être Ijerçues par le goût, des touchers faits pour être perçus par les corps, des lois (ou des conditions) faites pour être perçues par le Manas (le cœur ou organe interne), tous attributs qui sont désirés, recherchés, aimés, qui sont ravissants, qui font naître la passion, qui excitent les désirs.

Si un religieux, en voyant ces attributs, eu est satisfait — il est très-éloigiié du Nirvana. »

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