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LA FEMME DANS l’iXDE.
La morale. — ■ La monarchie. — La femme, l'élernel fémiiiiit. — Idylle et panthiisme. — La vierge, l'cpousc, la mâre : l’enfant. — La famille. — L’ascétisme et U volupté. — La difformité dans le miroir de la beauté. — Émancipation de la femme. — L’union des Ecxea.
Depuis Confucius jusqu’à Maliomet, tous les législateurs (le la conscience oui défendu le vol, le mensonge., la fraude, la violence et le meurtre. Mais cette monnaie courante, trésor moral de l’humanité, se marque à l’elligie des peuples et n’a pas le même litre en tous lieux : l’alliage dilTère et s’unit à l’or en des proportious trèsvariables.
La façon dont les Indous ont édité les lieux communs de la morale dénote une individualité accessible à toutes les délicatesses du sentiment et capable des plus nobles conceptions de la pensée. L’Indou est de haute race. Sa morale n’est pas apprise, elle s’exhale comme un parfum de son àme imprégnée de religion.
« Le devoir est le père de l’utile; le devoir engendre le bonheur ; c’est par le devoir que l’on gagne le ciel ; ce monde a pour essence le devoir. »
Ainsi parle Sità, l’épouse aimante et fidèle, à sou époux Bamû, tandis qu’ils marchent ensemble vers la grande farêt où loin des honneurs royaux, fuyant des intrigues de cour, ils vont chercher l’austérité et le silence.
29(5 CONSIDÉUATIONS SUH L'IIISTOIHE.
* R;\ma, les hommes de bien atteignent à coup sûr une condition heureuse de justice, au moyen d'une bonté qui les préserve d’oITenser aucun être quelconque ; mais ' il y a, dit-on, sept vices qui en sont le venin destructeur. Quatre, assure-t-on, naissent de l’amour, et trois de ces vices, noble fils de Raghou, se disent les enfants de la : colère. Le premier est le mensonge, qui fuit toujours l’homme vertueux ; ensuite, vient le commerce adultère avec l’épouse d’un autre ; puis la violence dans une cause d'inimitié.
« Il est possible de les comprimer tous ù ceux qui ont vaincu leurs sens : les tiens obéissent à ta volonté, je le ^sais, Rilma, et la beauté de l’àme inspire tes résolutions. > L’anachorète BbaradwAdja parle ainsi à Bbaratâ, (jui vient d’accepter la couronne des mains de son frère :
« Il est immortel ce Daçaratha, ton père, glorieux de posséder un fils tel que toi, qui semble à nos yeux le devoir même revêtu d'un corps humain. »
C’est encore une femme — leur rôle est grand dans l'Inde — c’est l’adorable SacountalA qui adresse ce discours au roi Ooucbmanta, son séducteur, feignant pour éprouver son amour de ne la point reconnaître :
« Pourquoi, ô grand roi, semblable à l’être méprisable et voué à l'impudence, t’abaisser à forger un odieux mensonge?... Ton cœur doit savoir distinguer ce qui est vrai de ce qui est faux ; consulte-le, ne suis que l’inspiration de la justice, et garde-toi xl’avilir ton dme, cette pure étincelle émanée de Brahma. N'imite pas l’hypocrite qui ne craint pas d’agir contre la voix sainte de sa conscience; l’hypocrite, le plus criminel des voleurs, puis<|ue c’est notre <lme même qu’il cherche à
L’OniENT.
dérober. Peut-être crois-tu être seul quand tu fais mal, mais eu dedans de toi est un juge caché, et c'est en son inévitable présence que tu agis! Le Soleil et la Lune, le Feu et l’Air, la Terre, le Firmament et la vaste étendue des Eaux, le Jour et la Nuit, les deux crépuscules du matin et du soir, Dbarma, Yama, tous sont
les témoins des actions les plus secrètes de l’homme !
S’il n’apoint agi contre la voix intérieure de sa conscience, Yama, ce juge incorruptible, le fait jouir d’un bonheur éternel ; mais si, en l’étouffant, il s’abandonne au crime, il le condamne aux plus rudes tourments*. »
Douchmauta persistant dans son attitude, elle se désespère, le presse avec plus d’instance, et pleine d’indignation, de tendresse et de larmes :
« Que la vérité, s’écrie-t-elle, cette sublime vertu qui seule, ainsi le déclarent nos sages, l’emporte sur ce qu'il y a de plus grand au monde, qui seule nous rapproche de la nature des Dieux, qui est l'éternel Brahma lui-même; que la sainte vérité sorte euûn de ta bouche !
Dans son Traité de la connaissance de Dieu et de soimême, Bossuet dit : Si je cherche où et en quel objet elles (les vérités) subsistent éternelles, et immuables, je suis obligé d’avouer un être où la vérité est éternellement subsistante, et où elle est toujours entendue; et cet être doit être la vérité même. »
Les paroles suivantes sont dignes de Sophocle et d’Euripide :
« La nécessité est la cause universelle, la nécessité embrasse le monde, la nécessité est la cause qui agit dans