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voir et qui saisiraiens toutes ces boissons, poisons maudits, je le repète, qui font le déshonneur et le désespoir de tant de familles ! — Je me suis demandé bien des fois ce que pourraient bien faire nos wouvernants pour arrêter ce fléau envahisseur qui menace de ruiner notre jeune pays — et toujours mes questions sont restées sans réponse, hélas !—Il n'y aurait qu'un moyen à mon sens : ça serait de couper la tête de l'hydre 1 c’est-à-dire livrer aux flammes toutes les distilleries ! et faire généreusement le sacrifice de revenus maudits, ‘oui maudits toujours ! 7"...
Le conseil d'hygiène de notre province a déjà condamné des eaux impotables, comme germes de contamination, je l'en félicite, et j'espère qu’il continuera à obliger les municipalités revèches, qui persistent à faire boire de l'eau impure à leurs administrés, pour économiser quelques piastres ! On a fait aussi, je crois, des démarches pour défendre la vente des cigarettes qui empoisonnent la ‘‘fine fleur ‘’ de notre jeunesse canadienne ! voilà encore un mouvement qui fait honneur à ses promoteurs, mais il ne faut pas se ralentir —il faut sans cesse réagir contre tous les vices qui déciment notre population. La débauche, chez les jeunes gens surtout, nous prépare une génération d’efféminés, de scrofuleux, de consomptifs qui empliront prématurément nos cimetières si, pire encore, ils n’emplissent pas les prisons et les bagnes ! ‘ [1 faut que jeunesse se passe,” dit-on insensément.—Eh bien ! gouvernants de mon pays—gouvernants du pouvoir fédéral, wouvernants des provinces, gouvernants des villes et des villases, vous avez été jeunes, vous
aussi, vous connaissez donc les besoins de notre bonne et saine jeunesse : au lieu de dépenser l’argent du peuple qui vous porte au pouvoir, donnez donc à ses enfants les moyens de s’amuser en se délassant, et de s’instruire en s'amusant. Fondez dans chaque ville et chaque village des maisons où tous les jeunes pourront se réunir, causer, faire de la gymnastique corporelle et intellectuelle. Ah ! quelle sotte dépense, n'est-ce pas ? donner quelques centaines de piastres par année, ou tous les deux ans, si vous voulez, pour ‘ne institution de ce genre ! Prenez garde, lies jet...s gens, qui seront vos remplaçants de demain, maudiront peut-être votre mémoire ! et vous n'aurez pas à vous en plaindre, car ils ne seront que ce que vous les aurez faits ! —Celui qui a parti le mouvement de l'association de notre intelligente jeunesse atholique a bien mérité du pays tout entier, et je suis fier de vous dire que nous avons ‘“ chez nous ”, pour elle, une salle de réunion convenable dans notre Monument National, ouvert au publie, par les généreuses souscriptions de plusieurs citoyens. Cependant, nous avons demandé “en vain’, jusqu'à présent du moins, un peu d'aide au gouvernement provincial, j'espère que l’on comprendra l'importance de préparer la formation morale de nos jeunes gens, qui seront les électeurs de demain, et appelés plus tard, à leur tour, à la gouverne de notre pays.
En terminant, laissez-moi vous rappeler encore ce que je vous disais au Congrès de Trois-Rivières, il y a deux ans — je vous ai parlé alors du pain, cette nourriture “première ” et “ indispensable ” qui doit être l’objet de l'attention journalière de
.—— Se ; "CESSE