INTRODUCTION
« Je ne puis m'expliquer que l’état d’hypotension du
- Hquide céphalo-rachidien ne soit ni connu ni déerit », dit
Leriche dans un artiele assez récent (40), Et, de fait, depuis que les neurologistes se sont occupés de la pression du liquide C. R., toute leur attention a été attirée vers les phénomènes conditionnés par l’hypertension; ceux-ei sont à l’heure actuelle, nettement groupés, et leur ensemble clinique constitue le syndrome d’hypertension intra-cranienne, où syndrome de PDuret.
Plusieurs causes peuvent rendre compte, à notre avis, de l’absence d’études d’ensemble sur l’hypotension du liquide céphalo-rachidien :
1° Elle est peu fréquente: on pourra en juger tant par les renseignements que nous avons puisés dans la bibliographie de la question. que par la statistique des malades nerveux traités dans le service de notre Maître, Monsieur
le Professeur H. Roger;
2° Elle est souvent très peu marquée : alors qu’on observe en clinique neurologique, dans certains cas de tumeurs cérébrales par exemple, des hypertensions très élevées, accompagnées d’un syndrome clinique net, l’hypotension, à part quelques cas rares de traumatismes craniens (observations de Leriche) ou de céphalées après rachianesthésie (observations personnelles), n’est le plus souvent qu’une trouvaille manométrique, ét, sans la ponction lombaire, passerait inaperçue aux yeux du elinicien;
3° Les raisons précédentes expliquent que l’hypotension du L. C. R..ne puisse être Sos qu'avec des appareils précis et sensibles. Or, jusqu’à la. présentation, par Henri Claude, en 1912, de son manomètre anéroïde, la tension a toujours été mesurée soit à vue d'œil, — en se basant sur la notion — inexacte d’ailleurs de la rapidité d'écoulement, soit au moyen d'appareils variés, tels qué manomètre à air libre de Quincke, manomètre de Krœnig et Kausch, manomètre à mercure de Wilms, manomètres en U de Neisser et J. Parisot. De plus, la ponction lombaire a été pratiquée tantôt sur un malade assis, tantôt sur un malade
couché, et sans suivre une technique bien stricte.
La diversité de ces conditions expérimentales rendait les résultats peu comparables entre eux, et ne permettait pas d'établir sur des bases suffisamment solides la question de l’hypotension du liquide céphalo-rachidien.