CHAPITRE II
Description du Shorthorn
Nous passerons un peu rapidement sur les chapitres qui vont suivre, réservant plus de détails pour le Durham en France.
Nous avons vu qu'actuellement, le Durham, classé dans les brévilignes, ne correspond plus au Bos taurus batavicus longiligne.
Tête fine, profil concave, veux saillants, cornes courtes, de coupe ellipsoïde, ramenées en avant et légèrement relevées. Encolure courte tronconique. Tronc ample parallèlipipédique, poitrine descendue, dessus invariablement rectiligne et large formant la « table du Durham ». Croupe longue, cuisse musclée, fesse épaisse, rectiligne, queue novée entre les maniements des abords qui recouvrent la pointe des ischions. Membres fins et courts, fanon peu volumineux.
Actuellement, on peut compter comme poids moyen: taureau 900 kgs, 1.200 et 1.300 dans les concours; vaches 600 à 650 kgs, 800 à 900 dans les concours,
DRE, ue
La robe est rouge, pie rouge, blanc ou rouan. Le rouan avec plaques claires ou foncées est particulier au Durham, et en fait souvent immédiatement reconnaitre un métis. Quand le sujet est pie rouge, le blanc est réparti sur les faces latérales; les membres et un dessus blancs sont peu appréciés.
Les Durham blancs sont assez rares. On les aurait assez employés au moment des croisements avec Île Charollais; ce, pour conserver la robe de la race locale. En Angleterre, on l’emploie en croisement avec la race sans cornes, noire, de Galloway, pour obtenir un métis gris bleuâtre également sans cornes.
Les muqueuses et extrémités sont recherchées non pigmentées; l’intérieur des oreilles est blanc laiteux. La peau souple est onctueusge, le poil est doux.
Aptitudes du Durham
Nous en arrivons à un chapitre où la controverse s'est donnée libre cours. De nombreux auteurs ont écrit à ce sujet.
Nous examinerons ici succinctement, en les sériant, lies 4 grands groupes classiques:
4° Production du travail; 2° Production de la viande:
3° Production du lait;
4° Production des jeunes.
Rage
4° Production du travail
Nous ne voulons point nous étendre sur cette question étant entendu une fois pour toutes que la morphologie de cette race n’est compatible en rien avec la spéculation du travail. Tout est finesse chez le Durham; au contraire, les races de travail ont un aspect tout différent: la charpente est forte, l'ossature développée, les articulations larges, les membres généralement assez hauts, l’encolure puissante, la tête forte, le cornage développé. Il est bon de signaler que l’ancien bétail de la Tees était un bétail haut sur jambes, de forte corpulence. Il avait cependant la finesse caractéristique de la bête à viande que nous connaissons aujourd’hui.
Bien des éleveurs, au moment de la vogue du Durham, eurent des déboires parce qu'ils ne surent pas l’apprécier et, notamment dans le Charollais, les métis obtenus furent sévèrement jugés au point de vue de leurs aptitudes au travail. Rien d'étonnant à ce qu'ils soient de mauvais tractionneurs, ils ne sont point taillés pour cela, et, en l'occurrence, ces éleveurs péchèrent par ignorance. En Angleterre, le Courtes-Cornes est placé au dernier rang comme race de travail, On assure cependant que le croisement avec les Longhorns fournit des métis assez bons tractionneurs. Nous n’insisterons donc point sur la question, et nous nous résumerons en disant que dans les opérations de croisement effectués avec nos races françaises quelles qu'elles soient, la faculté travail est fortement amoindrie,
2° Production de la viande
La réputation universelle du Shorthorn fut motivée par les remarquables résultats obtenus par les éleveurs quant à la production de la viande. Il n'est pas nécessaire de prendre pour exemples les nombreux sujets, énormes et obèses, produits à titre de réclame pour étayer cette assertion. Les résultats moyens el les relevés de poids ou de rendements pris au hasard, au sein de la race, sont des plus démonstratifs.
Il est en effet très difficile aux personnes non prévenues de se faire une idée exacte d’une race, en se basant uniquement sur les concours. Tout le monde n'est pas à même de savoir en interpréter les résultats. Les chroniqueurs qui dénigraient vigoureusement, el peut-être systématiquement, le Durham, se basaient, sans raisonner, uniquement sur ce qu’ils voyaient da . les différents concours.
Aujourd’hui encore, les exposants sont dominés par la conception ancienne et vivace du bœuf gras traditionnel, présentant à force de dépenses et de soins un développement extraordinaire du tissu adipeux, au détriment de la quantité et de la qualité de la viande: phénomène d’engraissement à graisse molle, véritable état pathologique (Baïllet 4890).
Mais il faut savoir que cette méthode est dictée par le mode d'appréciation des jurys, qui est la suivante:
« Les animaux gras seront appréciés non en raison de leur valeur marchande absolue, ni en raison d’un état de graisse très avancé, mais en raison de leur ap-
Pas CT
titude à produire la plus grande quantité de viande de première qualité, dans le moindre temps, suivant les catégories auxquelles ils appartiennent, et qui correspond à des modes différents de production de la viande.»
Pour connaître « le moindre temps » il y a bien la déclaration de l’âge, faite avant l'ouverture du concours, des animaux identifiés et marqués peu après leur naissance. Mais il serait utile de connaître la quantité d'aliments absorbés par les animaux en compétition. Et même, en supposant pour tous les animaux présentés quils aient été nourris au maximum, la connaissance du temps de l'opération de l'engraissement constituerait une base sérieuse de jugement.
La connaissance de l’âge sera fournie par les livres généalogiques; mais plusieurs des autres éléments essentiels d'appréciation manquent et, de toute nécessité, les juges devront également s'inspirer de l’aspect extérieur du sujet.
Faut-il proscrire des concours les phénomènes parfois présentés? Non, à notre avis. Mais il faudrait éduquer la masse des éleveurs intéressés. Il faut s'entendre sur la portée de telles exhibitions: elles ne doivent pas être considérées comme des spéculations à encourager dans la pratique, car de semblables animaux ne profitent ni à l’éleveur à qui ils ont coûté fort cher, ni au boucher qui aura beaucoup de déchets, ni au consommateur qui achètera cher une viande trop grasse à son gré. Mais ce sont des démonstrations de hautes possibilités de la race.
Les observations nombreuses prouvent que la race Durham est caractérisée par ses remarquables facul-
tés d'engraissement, sa précocilé, ses rendements élevés à la boucherie.
L'aptitude à l’engraissement el la hâtivité du développement permettent d'obtenir des animaux livrables à la boucherie à 3 ans et quelquefois plus tôt.
Bien avant Colling, la race Teeswater présentait déjà ces remarquables dispositions. On notait à celte époque les poids moyens suivants: |
Viande (Æquartdiers Mec venr 700 kg
SU AN CRE NE AR 105 kg (Moll et Gayot)
Dans la suite les méthodes rationnelles d'élevage poussèrent au maximum les qualités que la race avait en puissance.
Le Durham possédait, el possède encore au goût du Français, trop de graisse externe. Nous préférons, chez nous, un mélange plus homogène de la graisse et de la viande.
Colling, à ce point de vue, améliora d’ailleurs la race sous le rapport des parties les plus estimées en boucherie. Mais il semble que, dans la moyenne, le poids avait un peu baissé, si l'on s’en rapporte à celle provenant de 38 animaux abattus, et issus de souche Colling :
STONE NT ERP ER PR ee 99.700 Comme race pure, le Durham fait un poids élevé et un fort. rendement ; mais il a contre lui de fabriquer encore de la graisse en surabondance. Les maniements des abords, de la poitrine (qui indiquent le suif), ceux des côles (marquant la graisse de couverture) sont toujours volumineux et épais.
Er AR
Catégories.de viandes à Londres et à Berlin
Catégories à Paris
Sanson affirme que la supériorité du Durham n'est qu'apparente. D'après lui, à la cuisine, il n’est consommable que dans la proportion de 60 % ; le reste n'étant que de la graisse non mangeable.
11 faut bien se dire que les Anglais, premiers améhorateurs, ont d’abord travaillé pour eux, selon leurs goûts. Ces derniers diffèrent des nôtres. A Londres, les morceaux de première catégorie s'étendent beaucoup moins du côté de la cuisse et en dessous de ce que nous nommons la culotte. Ils s'étendent au contraire davantage sur la poitrine. Il y a communauté de goûts, pour les parties se mangeant rôties, pour le filet, l’aloyau ; mais non pour ce qui correspond au bouilli et au bœuf mode (tranche et culotte).
Il s’en suit que, moins que nous-mêmes, les Anglais ont intérêt à développer les parties postérieures; ils ont travaillé l'ampleur de la poitrine, la largeur des lombes, négligeant les régions crurales et les cuisses.
Chez nous, on porte son attention sur l’écartement des hanches, la plus grande distance entre la hanche et la pointe de la fesse, l'épaisseur et la largeur de la cuisse, son profil postérieur arqué et descendant bas sur la jambe. Toutes parties fournissant le meilleur bouilli et le meilleur bœuf mode.
Le bétail Durham a surabondamment prouvé qu'il était assez malléable. C’est donc à l’éleveur qui l'utilise de l’employer selon les goûts français et d'éviter ou d'éliminer soigneusement par la sélection la formation des pelotes adipeuses, principalement chez les métis.
La précocité, autre qualité primordiale chez l’animal
AO
de boucherie, est poussée au summum chez le Durham. Elle est héréditaire.
Chacun sait que la précocité se traduit par un maxi-. mum d’engraissement en un minimum de temps ; un remplacement des dents et une soudure plus hâtifs des épiphyses en sont les corollaires.
Comme elle est due à un hyperfonctionnement du tube digestif et à une meilleure assimilation des aliments distribués, il est facile de comprendre que si l’on ne fournit pas à ces organes la matière première nécessaire à leur fonctionnement, on est voué à un échec complet.
Chez le Durham, la hâtivité du développement est telle | qu'il n’est pas rare de voir apparaître les pinces d’adultes au 15° et au 14° mois, et de trouver toutes les dents remplacées vers 30 mois, bien avant la fin de la 3 année.
Cette précocité se traduit pour l’éleveur par des avantages indéniables. Le capital nourriture fourni est placé à un taux beaucoup plus élevé que chez n'importe quelle race.
M. de Béhague donne des chiffres significatifs à ce
sujet :
Echelle d'accroissement en kg.
Poids à la naissance à {an à 36 mois 1 30 Kg. 368 kg. 995 kg.
dE 32 Kg. 382 Kg. 904 kg.
3° 31 kg. 300 kg. 860 kg.
4° R9 kg. 330 kg. 968 kg.
Al —
Dès son introduction en France, le Durham prit les premières places dans les concours. Proportionnellement au nombre de ses représentants, il remporta deux fois plus de prix que les autres races. En 1850, les races françaises furent battues partout où elles furent en compétition avec les Durhams ou leurs croisements.
De 1884 à 1857, 875 prix ont été décernés aux bœufs, lors des différents concours de Poissy et de province. Sur ces 875 prix, 340 ont été remportés par le Durham pur (50 prix) ou les 21 variétés qu'on comptait alors comme issues de son croisement ; en particulier : Durham-Charollaise (76 prix), Durham-Mancelle (72), Durhara-Normande (65).
Aux concours de vaches grasses, à Lille, de 1850 à 1857, la race Durham ne remporte que quelques prix, vu le petit nombre de compétiteurs.
En outre, au cours des années suivantes, la moyenne de la précocité augmente en même temps que les croisements anglais se font plus nombreux. En 1850, sur 72 bœufs, 20 ont moins de 4 ans, avec pour la piupart des poids vifs de 900 à 4.000 kg. La majorité des jeunes étaient des Durhams ou croisés, les autres races ayant au contraire de 6 à 7 ans.
Parmi toutes les races bovines, le Durham est celui qui fournit les rendements les plus élevés. Le rendement est le pourcentage de viande nette fournie à la consommation par rapport au poids vif. On comprend donc aisément que le Durham, avec son squelette réduit, arrive en tête des diverses races bovines,
A à re
Poids et rendements du Durham relevés dans divers concours
Sexe - Age xendt | Poids vif | 4 quar.| Suif | Cuir | Taille |
BURN a llemrN646221/00027579 46,5! 1,48 » DCE & a. 6 m. | 68;13| 1050 | 716 | 93,5] 56 4,46 TRS 46 m. 66 900 | 534 |93,5145 | 1,52 Drame 39 M: 65 895 | 582 51 15561 ARS PAST PO IN O4 CO m1 |1,45| » NRET 47 m. 66,63| 981 | 653,9 47 1,47
Vache... 46 m. 66,46| 805 | 535 193 |41
BŒUut 12 ae 6m. |#75:00|750M|14594
Génisse . SLA 60,181 0334017072
Vache... 6 a. 90,9 933 | 523 |68
‘Chez le Shorthorn, le rendement alteint 70-72 sur des sujets en parfaite condition, et se maintient souvent entre 60 à 65 %.
Des renseignements recueillis par Lefebvre Saint-
Marie sur des génisses et des\vaches abattues en France et livrées à la boucherie donnent les chiffres suivants :
Moyenne Maximum Minimum Pod AE 797 kg. 950 kg. 620 kg.
Rendement .... 60,36 % 68,60 % 59,380 %
Au concours d'animaux de Londres, en 1906, un bœuf Durham, âgé de 1.079 jours, d’un poids vif de 791 kg, a fourni un rendement de 70,13 %. Baillet admet que, d’après ses études, le Durham vient en première ligne des races de boucherie avec un rendement moyen de 66 %.
Le tableau ci-contre, qui donne une idée des possibilités du Shorthorn, est suffisamment explicite, el nous
concluerons en disant que cette race, introduite avec circonspection et mesure dans nos races de boucherie, ne peut que les améliorer au point de vue précocité et rendement,
3° Production du lait
Le Durham est-il un animal laïtier ?
Telle est la grande question que nous posons en tête de ce chapitre, et à laquelle nous allons, en quelques mots, nous efforcer de répondre.
Nombre de personnes affirment couramment que les deux spéculations, viande et lait sont incompatibles. A notre avis, cette opinion érigée en loi est par trop exclusive. Ce peut être vrai dans certains cas, faux dans d’autres ; en voici un exemple concret.
Tout le monde connaît et apprécie les facultés laitières et beurrières de notre race Normande. Or, le Normand est un gros fournisseur en bêtes de qualité sur le marché de la Villette. C'est un fait indiscutable.
Prenons, au contraire, parmi les meilleures productrices de viande, la Charollaise. Les grandes donneuses sont pratiquement inexistantes et, à finesse égale, une Charollaise laitière donnera 20 litres après vélage ; la Normande en donnera 32 et plus.
Ces deux races ont des animaux fins, mais chez le Charollaïs la charpente osseuse est manifestement plus développée (aptitude au travail).
La zootechnie générale nous apprend que la finesse
US
est un caractère commun à la production du lait et de la viande.
La finesse est une, et elle nous indique chez l’animal les possibilités qu’on est en droit d'attendre de lui. Maintenant, que telle ou telle possibilité soit exagérée au détriment d'une autre, nous voulons bien en convenir.
M. Booth, qui ne perdait pas dans son élevage le point de vue laitier, prétendait que plus la distance entre le mufle et les yeux était grande, plus cette aptitude était développée.
C'est évidemment un signe de finesse, avec augmenlation corrélative dans la longueur de toutes les parties du corps : caractère éminemment laitier dans quelque race que ce soit.
Nous nous sommes à dessein, dans l'historique de la race, attardé sur les qualités laitières de nombre de fa-. milles. Les Colling, dans leur élevage, ont déséquilibré le Shorthorn, en sélectionnant à outrance sur la viande, et nous ne pouvons mieux faire que de comparer lancien bétail de la Tees à notre Normande actuelle.
Séleclionnons à outrance le Normand en vue de la production viande grasse, les qualités laitières baisseront à n’en pas douter. Mais alors qui affirmerait qu'il ne les a pas en puissance ?
Tel est le cas dans lequel se trouve le Durham actuel.
Cela est 8i vrai que les Anglais, depuis 30 ans, s'apercevant des dangers d’une spécialisation outrée, s'occupent activement d'encourager les facultés laitières de la race. Les résultats obtenus étayent nos hypothèses.
En 1901, sur l'initiative de Richard Straton, Georges Taylor et John Thorton, la société Shorthorn’s récom-
PNA ES
pensa les bôles laitières. En 1905, un livre généalogique spécial fut ouvert,
En France, le Durham ne fut compris que comme animal à viande. Cependant M. Léouzon, dans sa brochure « La race Durham laitière », cite de nombreuses références visant cette production.
En 1878, l'association des fermiers laitiers d’Angleterre avait constaté la grande prédominance des Durhams ou croisements Durhams dans le troupeau du royaume ; de nombreuses références sont insérées au journal de cette association. A titre documentaire, nous avons relevé un état comparatif de diverses races laitières du Royaume Uni, d’après le résumé des moyennes obtenues au concours de Londres pendant 7 ans
Livres Litres Extrait sec Matières grassee 55 Shorthorn .... 42,89 17,87 1269 3:62 % 42 Jerseyaise, .... 27,34 12,39 13,70 ANT D 22 Guernesey .... 27,43 12,42 13,87 4 %
9 Croisem“ Dur.. 43,53 18,74 TUE 3,97 %
Ces chiffres sont significatifs, el il paraît superflu d’insister. Mais la question nous semble intéressante, car c'est à l’égard des facultés laitières du Durham qu'on lui a porté, par ignorance ou par mauvaise foi, les plus violentes attaques.
En Angleterre, nombre de vacheries alimentant les villes ont presque exclusivement des Durhams.
Nous basant sur ces multiples exemples, nous pouvons affirmer que certaines familles sont bonnes laitières, puisque, en Angleterre, les vaches donnant 20 et 25 litres
et
de lait ne sont pas des raretés. Dans le York, où les Durhams sont nombreux, on estime le rendement annuel moyen à 2.000-2.800 litres.
D'ailleurs, -dès le début des croisements avec le Charollais, les. métis avaient des qualités lailières nettement supérieures à celles de la race pure el nous verrons plus ioin que M. de Poncins préconisail celte opération.
Tout en développant la question du Durham laitier,
nous ne voulons point tomber dans le travers opposé à
celui que nous reprochons aux détracteurs du Shorthorn, el n'irons pas prôner le courles-cornes comme champion laitier. Les cas de lactation extrêmes qui ont été cités peuvent très bien être mis sur le compte de Patavisme ; l’ancien bétail de la Tees ayant des qualités laitières développées.
M. Léouzon exprime cette idée en disant : « Que celui qui s'efforce d'élever un lype laitier tend à reculer vers l’ancienne forme de la race ».
Ce qui a fait nier en France ce {ype laitier, c’est que les sujets importés appartenaient à des familles où la production étonnamment poussée de la viande avait atténué celle du lait.
Si nous examinons maintenant le lait des Shorthorns au point de vue qualitatif, nous ne sommes pas en présence d’un produit extraordinairement riche. Mais on peut dire qu'il prend place dans les laits moyens.
M. Marchand par la moyenne de nombreuses analyses donne les résultats suivants
DOTE LLE PS MER ee à PASSE 1034,2 Matière, grasse .:...... RS 400 39,91 Ride lac iqueren nl rte 1,5
LACLOSE NS ET ER PRÉ AT RE EE 51,48 Mätières protéiqués.......1...1021.1 25,67 SBIS ST ES RER 600 Me se LME ER LES 7,81 US LE re RENE 2 911,30
Nous ne voulons pas plus insister sur ce point. Le but de ce rapide exposé est de mettre en relief l'existence de familles laitières (surtout dans le sang Bates) au sein de la race Durham. Puissions-nous y êlre parvenu.
4° Production des jeunes
Point important, s’il en est un, pour l’éleveur. Nous avons vu que les Colling malgré l’état de graisse de leurs animaux surent mener à bien les destinées de leur troupeau. Sanson parle de la diminution de la fécondité chez les reproducteurs mâles. Cela est vrai, mais n’est pas spécial au Durham, car il s'agissait là du taureau de concours, l’obèse.
Pris dans les conditions normales, le Durham est aussi fécond que n'importe quelle autre race, et transmet fidèlement à ses descendants ses merveilleuses aptitudes.