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Le Pin: introduction en 1838; première vente en 1839, dernière en 1861.
Saint-Lô : introduction en 1843. Les animaux furent réunis à ceux du Pin, en 1846.
Poussery (Nièvre) : introduction en 1844, suppression en 1847.
Le Camp (Mayenne). Réception des premiers durhams en 1847. Troupeau supprimé en 1860.
Versailles : premiers durhams reçus en 1849, réunis à ceux du Pin en 1852.
La Saulsaie (Aïn) avait quelques durhams en 1856, n'en avait plus en 1860. |
Corbon (Calvados). Réceplion des durhams en 1856. Jusqu'en 1860, Corbon fut un dépôt de la station du Pin qui y fut dans la suite entièrement transférée, Corbon fut supprimé vers 1889.
Fouilleuse (ferme de l’empereur près de Saint-Cloud). Réception en 1857, suppression du troupeau en 1864.
Grand-Jouan (Loire-Inférieure), fonctionna de 1859 à 1866.
Mably (Loire), nous ignorons la date des réceptions. Toujours est-il que le troupeau fut supprimé en 1860.
Pompadour (Corrèze). Cette vacherie fonctionna de 1862 à 1872.
Indépendamment des importations faites par l’état, de nombreux éleveurs achetèrent directement des géniteurs anglais. Mais tous ne surent en tirer parti ; actuellement, les seules vacheries de Durham purs qui vaillent la peine d'être citées se trouvent dans le Maine- Anjou; il y en a quelques-unes dans le Finistère,
À l’époque des premières importations, le Durham
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eut une vogue incroyable. La mode n'y fut pas étrangère, et, à ce moment, tout le monde en France savait que le Durham était un animal; et qui mieux est, un bovin dont on disait merveille.
Nos écrivains eux-mêmes, dans leurs romans en firent mention en comparant sa gloire à celle de leur héros (1).
Sans doute un tel engouement devait tomber, surtout après les résultats malheureux qui sanctionnèrent nombre d'introductions irraisonnées. Mais nous pouvons, sans nous tromper, affirmer que presque toutes nos races françaises ont reçu du sang anglais. (N'’at-on pas introduit le Durham dans la race Camargue !!)
Le Herd-Book francais $
Une commission nommée en 1852 fut chargée de recueilir, coordonner et reviser tous les renseignements reçus, ou à recevoir par l’administration, sur le Durham en France.
(1) L’admiration pour Fauchelevent fit du chemin, car elle alla à Rome. Nous avons eu sous les yeux un billet adressé par le pape régnant alors, Léon XII, à un de ses parents, Monseigneur dans la nonciature de Paris, et nommé comme lui Dellata Genga; on y lit ces lignes : « Il paraît qu’il y a dans un couvent de Paris un jardinier excellent, qui est un saint homme, appelé Fauvent. » Rien de tout ce triomphe ne parvint jusqu’à Fauchelevent dans sa baraque, il continua de greffer, de sarcler et de couvrir ses melonnières, sans être au fait de Son Excellence et de Sa Sainteté. Il ne se douta pas plus de sa gloire que ne s’en doute un bœuf de Durham ou de Surray, dont le portrait est publié dans l’ « Illustrated London News » avec cette inscription : Bœuf qui a remporté le prix au concours des bêtes à cornes ».
(Les Misérables, V. HuGo.)