LATTES
En 1855, le premier volume du herd-book parut. Il était établi sur les mêmes bases que le H.-B. anglais, avec cette différence que les femelles portent des numéros.
Dans un rapport au Ministère Lefebvre Saint-Marie exposait comme suit les décisions de la commission.
Pour le présent : sont admis les animaux importés ayant un certificat généalogique signé par l’éleveur, nonobstant l’absence d'inscription au herd-book anglais. |
Pour l'avenir : seront admis les animaux importés, justifiant leur inscription au herd-book anglais.
Mais quelques éleveurs, à cause de leurs importations faites depuis longtemps déjà, ne purent fournir les certificats exigés; et devant les succès remportés par leurs animaux dans les concours on créa pour eux un addenda.
Le deuxième volume parut en 1858 avec la décision suivante : qu'il ne sera plus admis de généalogie nouvelle d'animaux, à moins que le dernier descendant mâle présenté dans ces généalogies, ne soit inscrit au herd-book anglais, et ne soit né au plus tard dans l’année 1830.
Notre livre généalogique est donc actuellement fermé. De nombreux volumes furent publiés depuis 1858, mais fonctionnèrent sur les mêmes bases.
Il en résulta que nos Durhams français présentèrent des garanties d'ancienneté d’origine dont ne pouvaient se prévaloir les Durhams anglais admis dans leur herd-
ses
book dans les conditions que nous avons précédemment citées (1).
Dans notre herd-book, on accusa les addendas de porter un tort considérable aux éleveurs qui avaient importé les premiers sujets puisés dans les meilleures familles.
Ces addendas furent supprimés, puis rétablis. Et cela fut juste à notre avis; car le herd-book, étant avant tout un livre de garantie pour l’acheteur, il importe que tous les animaux inscrits justifient cette iniscription par une origine correcte. |
Actuellement, le herd-book français continue à fonctionner sous la surveillance d'une commission d'éleveurs nommée par le ministre d'Agriculture. Un employé du ministère est chargé de la préparation des volumes du herd-book et du bulletin qui publie tous les trois mois les inscriptions nouvelles.
Il existe en France un « Syndicat d’éleveurs du shorthorn français » qui fut fondé en 1885. Il s’occupe de l'importation de reproducteurs de bonne souche, mais n’a aucune part dans la publication du herdbook dont l’organisation est exclusivement administrative.
De nos jours, le nombre d’élevages de Durhams purs à considérablement diminué par rapport à ce qu'il était, dans les premières années de l'introduction du sang anglais.
Quelques centres ont subsisté dans les régions qui ont su utiliser le Durham au mieux de leurs intérêts.
(1) Produits de 5 ou de 4 croisements consécutifs, selon le sexe, avec un Durham pur.
On les trouve actuellement dans le Maine-Anjou, le Finistère et les Côtes-du-Nord. Certaines étables, très anciennes, possédent des sujets très purs, descendant de tribus célèbres des sangs Booth ou Bates. Signalons entre autres celle de M. le Comte de Quatrebarbes, dont l’origine remonte à 1857. On trouve aussi d’autres élevages importants tant en Bretagne que dans le Maine- Anjou.
Tous les ans, au concours agricole de Paris, les visiteurs sont à même d’admirer les meilleurs sujets d’élevages réputés.
Ce sont ces petits noyaux, dont les éléments sont acclimatés depuis longtemps, qui fournissent à la Bretagne et au Maine-Anjou tous les géniteurs mâles, améjiorateurs de leurs races indigènes respectives.
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