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geant à l'avis de tant d’autres, nous ne croyons pas à un élevage rémunérateur du bétail Durham dans le Charollais.
I] n'en n’est pas de même du métis. Le Charollais luimême n’est plus ce qu’il était il y a un siècle, et son amélioration à été de pair avec celle de la culture el des prairies naturelles ou artificielles. C’est une loi qui ne souffre aucune exception. L'amélioration du sol précède même souvent celle du bétail. Nous sommes donc persuadé que là où le charollais actuel prospère, le méis durham-charollais trouverait à développer toutek ses qualités |
Quoiqu'il en soit, à tort ou à raison, les éleveurs s’en tiennent actuellement au charollais pur. Voyons quel fut le sort des croisements qui furent pratiqués.
Introductions successives de Shorthorn
En 1825, Brière d'Azy introduisit dans sa terre de Valotte (Nièvre) les premiers Durhams. Les fermiers anglais à qui furent confiées les destinées de ce troupeau se montrèrent nettement incapables et ne surent tirer parti de la contrée où ils se trouvaient. |
Une nouvelle importation fut faite. M. de Dampierre assure qu'elle comprenait un certain nombre de sujets de la race de Hereford.
Les métis obtenus avec le Charollais se montrèrent inférieurs aux Charollais purs. Ils étaient hauts sur jambes, mauvais travailleurs et s'entretenaient moins bien dans les herbages que la race indigène, Ce fut un
ra
essai, et on eut le tort de porter un jugement dès les premières opérations.
En effet, dans tout croisement, on est à la merci soit d’une prédominance des caractères de l'un ou lautre des géniteurs, soit d'un assemblage disparate de leurs caractères, soit enfin d’un retour aux ancêtres de ces géniteurs. Il faut compter avec l’atavisme. De telles opérations nécessitent la persévérance de celui qui les entreprend et aussi une connaissance parfaite des manifestations si complexes de l’hérédité.
Vers 1830, le comte de Bouillé se procura des géniteurs Durham. Il entreprit de pratiquer le métissage. Il en obtint des résultats remarquables. Mais le discrédit jeté sur le Durham fit qu'il luttait difficilement contre la répugnance des acheteurs pour ses produits croisés. En 1843, une épidémie de péripneumonie contagieuse. qui décima son troupeau, lui fit abandonner ses essais.
Il est certain que, durant les opérations de métissage, les individus métis sont à la recherche d'un équilibre organique. Devant la contagion les métis non définitivement fixés, el non encore adaptés complètement au milieu, ne peuvent lutter avec autant de succès que la race locale contre les affections morbides.
Dans la suite Massé et Bouillé abandonnèrent les croisements. pour en revenir au Charollais pur. Ils joignirent à une sélection attentive une nourriture abondante aux jeunes tout en soustrayant, par la stabulation, les reproducteurs à l'influence du climat trop rude. Une consanguinité bien comprise leur permit d'arriver à quelque
chose près, aux merveilleux résultats des éleveurs an-