‹ Considérations sur l'Introduction de la Race Bovine du Durham dans nos Grandes Races FrançaisesChapitre 22 sur 28 · PU ENT LT · texte numérisé non relu

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les cantons où l’industrie de l’engraissement tend à se développer, tels que les cantons de Morlaix, Lésneven, Landerneau, Daoulas. É

Le sang Durham, quoique dentement, franchit la montagne; sur le type carhaisien se greffe un type meilleur, large, plus précoce, vivement apprécié des éleveurs du bassin de Carhaix. »

Vers 1870, le nombre des étables Durham avait notablernent diminué; mais petit à petit les croisements retrouvèrent leur faveur auprès des éleveurs, et nombreuses furent les étables qui fournirent les éléments améliorateurs de la race bretonne. |

Actuellement, seuls la Mayenne, le Maine, l’Anjou et la Bretagne, continuent, dans un but pratique, ce qui ne fut qu’une mode passagère dans la France entière.

Conséquences de l’introduction du Shorthorn

en Bretagne

M. Querret, un des promoteurs de l'amélioration de la race bretonne par la sélection, cilait vers 1843 les paroles de Grognier, professeur à l'Ecole vétérinaire de Lyon. Ce dernier exprimait son opinion en disant: « Lorsqu'une race est ancienne dans un pays, elle y subsiste sous l'influence des circonstances locales sans être l’objet de soins extraordinaires. Elle est en harmonie avec le sol, le climat, la nourriture. Il peut y avoir détriment à la changer en la croisant avec une race supérieure. On peut craindre d’atténuer les qualités qui en font le mérite ,sans trouver de dédommagements suffisants pour celles qu’on leur donnerait. »

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Cependant les faits démentaient ces prudentes paroles; et malgré tout, M. Querret ajoutait: « Nous sommes en bonne voie d'amélioration en introduisant en basse Bretagne le croisement Durham, mais il faut le faire avec prudence, sagesse et intelligence. »

Nombre d'auteurs parlent de l'influence néfaste de l'introduction de la race Durham en Bretagne au point de vue de la production laitière. Nous voulons bien en convenir dans une certaine mesure tout au moins, car nous ne croyons pas possible de trouver chez un même animal une production maximum de lait jointe à un maximum de viande.

Nous ne prêtons pas au Durham le pouvoir de créer de pareils miracles, mais nous sommes persuadé que dans une race ayant des qualité moyennement développées, il ne peut qu’améliorer celles concernant la production de la viande sans altérer outre mesure les autres.

Nous savons que certaines tribus de Durham sont assez laitières; si, avec de tels animaux, nous opérons le croisement au sein d’une race éminamment laitière, il est logique de prévoir chez nos métis une diminution de la production lactée. A l’éleveur d'établir le bilan de son opération pour savoir si ses gains compensent ses pertes.

La pratique nous apprend qu’en Bretagne, les avantages que la race Armoricaine tire de sa parenté avec le Durham compensent largement les inconvénients consécutifs au croisement,

Nous ne croyons pas que l’élevage « in and in », préconisé par certains, eût été suffisant pour améliorer

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