‹ Considérations sur l'Introduction de la Race Bovine du Durham dans nos Grandes Races FrançaisesChapitre 23 sur 28 · DES · texte numérisé non relu

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la race bretonne et l’amener au point où se trouvent actuellement les métis. La méthode de Colling est en effet digne de retenir l'attention, mais il ne faul pas oublier que la nature avait bien préparé son ouvrage. L'ancienne race de la Tees avait en puissance les remarquables aptitudes que Colling sut discerner.

L'introduction de sang Durham a élevé la taille du breton, lui a donné de Pampleur, de la précocité, ct a notablement amélioré le rendement en viarde nette; mais, là comme ailleurs, le producteur aoit éliminer autant qu'il le peut les localisations graisscuses souscutanées indiquant une surabondance de graisse de couverture. De même on peut reprocher à la race armoricaine le développement des quartiers antéricurs par rapport aux quartiers postérieurs.

La production du veau de boucherie a beaucoup gagné à ces croisements. Les jeunes, sacrifiés avant leur troisième semaine, pèsent de 50 à 60 kilos et sont d'un élevage avantageux pour le propriétaire.

Il semble également que les métis soient plus sensibles aux maladies que la race indigène: principalement à la tuberculose et à l’hématurie.

Actuellement, le principal grief que l'on puisse imputer au sang Durham est de donner des produits peulêtre mieux bâtis mais moins bons laitiers que Îles sujets de la race bretonne. Le lait se vend bien, la vente de la viande est peut-être moins rémunératrice qu’elle n’a été ces dernières années. Aussi en présence de tels faits M. Nico], docteur vétérinaire, parle-t-il du malaise armoricain. Faut-il aiguiller le bétail vers la production de la viande ou vers celle du lait?

op

M. Nicol pense qu'il faut s'efforcer de produire une race mixte de vaches bonnes laitières, susceptibles plus tard d'être bien préparées pour la boucherie, capable de donner de bons veaux et de bons mâles d'engrais.

Il faut aussi se souvenir que la spécialisation ne peut souvent être poussée à fond que dans les grandes exploitations. La race mixte est mieux adaptée aux petites exploitations. Et c’est le cas en Bretagne où le morcellement des terres est poussé au maximum.

Il faudrait donc envisager la sélection de la race armoricaine, bonne race de boucherie, vers une production laitière plus forte afin d'en faire une bonne race à aptitudes mixtes bien adaptée au pays.

Caractères de la race Armoricaine

Dès le début des opérations de croisement, le sang Durham était introduit avec prudence; certains n’employaient que le croisement de première génération donnant les demi-sang durham-bretons. C’est une méthode que nous avons recommandée au sein de la race charollaise. La même recommandation trouve ici sa place pour l’éleveur qui veut fournir de jeunes animaux à la boucherie, tout en ménageant par ailleurs une forte production de lait.

Petit à petit, le croisement continu se tit de plus en plus. Les animaux plus près du sang se firent de plus en plus nombreux. Un Durham rapetissé vint se substituer au breton.

Le corps est celui du Durham, mais avec des os plus saillants, des contours moins arrondis, des maniements

SET Es moins chargés, une queue moins noyée entre les ischions.

Bon nombre d'animaux sont décousus, résultat de croisements mal faits. Suivant le mode de croisement choisi et la quantité de sang anglais qui entre en ligne de compte, le poids, la robe, la taille varient entre des extrêmes assez éloignés.

Chez la vache, la taille oscille entre 4 m. 45 et 4 m. 35. Le poids va de 400 à 600 kilos. Le taureau mesure 1 #0. 35 À 1 m. 40 au garrot, et pèse de 700 à 800 kilos. Le périmètre thoracique varie entre 4 m. 90 et 2 mètres- chez la vache ; ‘entre 2 et 2 m. 30 chez le taureau. A noter que ces données relevées sur de très bons animaux dépassent les chiffres moyens.

La robe des animaux armoricains est rouge, pierouge ou rouanne avec de nombreuses variations. On en trouve de pelage froment, noir ou marqué de noir.

Standard

Tête courte, front large, joues forles, cornage moyen, arqué en avant et clair. Cou épais, bref, gorge réduite, sans fanon. Corps ample et large, long, poitrine large et profonde, épaules pas trop proéminentes, bien musclées, compactes, larges au sommet, dessus droit, côtes relevées, reins très larges, épais, courts; hanches développées, peu saillantes; grande longueur de la croupe, ligne de dessous à peu près parallèle à celle du dos et se prolongeant jusqu’en bas de la culotie; cuisse épaisse, descendue. Queue grosse et bien altachée. Avantsbras puissants, jarrets larges, membres bien propor-

tionnés. Peau souple, poil fourni, couleur rouge, rouge el blanc ou rouan. Les robes noires ou marquées de noir, ou entièrement blanches, sont exclues du Herd- Book. Les muqueuses sont dépigmentées et le mufle généralement rosé.

Herd-Book de la race

Sous le patronage des offices départementaux, s'est créé un syndicat d’éleveurs de la race armoricaine groupant les principaux éleveurs du Finistère, du Morbihan, des Côtes-du-Nord.

Le 13 décembre 1919, il a fondé un herd-book qui est encore ouvert aujourd’hui. Dans chaque canton se fait tous les ans une réunion de comice, qui classe les animaux el décide de leur inseription. Les mâles sont inscrits à partir de 1 an, les femelles à partir de 18 mois. Les jeunes issus de parents inscrits se voient délivrer un certificat de naissance; ils ne sont inscrits définitivement qu'à { an ou 18 mois après avis d’une commission itinérante.

Il existe des tables de pointage permettant de noter les animaux:

Table de pointage Coefficients : mâles Coefficients : femelles

Tête en encore. sexe 1 47e Poitrine, passage des sangles... 1 1 Dessus eRGOtes ere es Seau Ê Culotte, largeur du bassin.... 7 r Membres et aplombs ........ 1 1 Développement général ...... e 1172 Aptitudes ou origine laitières 1 a

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