CREER
La fureur amoureuse ne dure que trois semaines : pendant ce temps, ils ne mangent que très peu, ne dorment, ni ne reposent; nuït et jour ils sont sur pied, et ne font que marcher. courir, combattre et jouir. Aussi sortent-ils de là si défaits, si fatigués, si maïigres, qu'il leur faut du temps pour se remettre et reprendre des forces; ils se retirent ordinairement alors sur le bord des forêts, le long des meilleurs gagnages, où ils peuvent trouver une nourriture abondante, et ils y demeurent jusqu’à ce qu’ils soient rétablis.
Le rut, pour les vieux cerfs, commence au 1* septembre et fini vers le 20; pour les cerfs de dix cors, il commence vers le 10 septembre et finit dans les premiers jours d'octobre; pour les jeunes cerfs, c’est depuis le 20 septembre jusqu’au 15 octobre; et sur la fin de ce même mois il n’y a plus que les daguets qui soient en rut, parce qu’ils y sont entrés les derniers de tous; les plus jeunes biches sont de même les dernières en chaleur.
Le rut est donc entièrement fini au commencement de novembre et les cerfs, dans ce temps de faiblesse, sont faciles à forcer. Dans les années abondantes en glands,ils se rétablissent en peu de temps par la bonne nourriture; et l’on remarque souvent un second rut à la fin d’octobre, maïs qui dure beaucoup moins que le premier.
Notons que chez la biche (comme en général chez la femelle de tous les mammifères) la grossesse et l'allaitement quand ils sont normaux prédisposent à l’adiposité.
AD
HiBEerNATION. — L’hibernation se produit chez les mollusques, des insectes et aussi des vértébrés comme le saumon. Parmi les mammifères, on l’observe chez la chauve-souris, la marmotte, la gerboise du Canada, le hérisson, le loir, le blaireau, l'ours, la musareigne, le hamster, l’écureuil, etc. L'animal, avant les grands froids, se retire dans des troncs d’arbre, des cavernes, des terriers qu’il a creusés, etc. où il trouve une température moins rigoureuse et plus constante que dehors. Il se pelottone sur luimême, serre les mâchoires et ferme les yeux. Il s’engourdit lentement et arrive à la léthargie complète. Tous les animaux hibernants ne tombent pas en léthargie à la même époque et sous l’influence du même degré de froid; le degré de torpeur varie suivant les espèces, il est plus grand chez le loir et la marmotte que chez l’ours, le blaireau, l’écureuil qu’on a qualifié de faux hibernants : leur sommeil est léger; le blaireau et l’écureuil font des provisions et les mangent; l’ours se contente de sa graisse qui est épaisse.
La marmotte est le type des hibernants; sur elle le physiologiste R. Dubois a fait de remarquables recherches. Cet animal fait des réserves pour hiverner. [ vit sans s’alimenter, alors que d’autres animaux font des provisions et s’éveillent de temps en temps pour les consommer; très grasse au début de l’hibernation, la marmotte vit sur sa graisse en même temps que sur le glycogène que le foie continue à fabriquer. Les acides gras, la cholestérine, le phosphore lipoïde et l’eau subissent des variations plus