PARLES
considérables que chez les animaux à température fixe. Les acides gras s’accumulent dans le foie et y forment des réserves. Ils subissent de grandes variations saisonnières. Leur quantité est minima au printemps, un peu avant le réveil, et maxima en hiver, dès qu’ils ont commencé à s'endormir. Par exemple : Marmotte Acides gras dans le foie en avril en mai en janvier 15,27 12 36,12
L’amaigrissement est relativement faible, parce que le métabolisme est très diminué.
Le jeûne est possible parce qu’il y a grande économie dans les fonctions vitales. Le sang quitte les extrémités par vaso-constriction périphérique, il s’accumule dans les viscères. Le cœur se ralentit, les battements passent chez le hérisson de 75 à 23, la cauvesouris de 290 à 28, la marmotte de 90 à 4, etc.
I y a diminution de la température périphérique, chez la marmotte elle tombera de 37,6 à 4,6. La respiration tombe à 7 ou 8 inspirations à la minute; elle devient à peine perceptible. D'où diminution des échanges chimiques.
La vie des léthargiques hibernants ressemble à la flamme d’une lampe dont on a baïssé la mèche. La consommation d'oxygène est de 30 à 40 fois moindre, celle de CO2 hexalé, 74 fois moindre, le rapport de VO à CO? qui, à l’état de veille s'élève à 1, n’est plus que de 0,5, d’où augmentation de CO? dans l’organisme.
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d CHAPITRE V
L'obèse humain comparé à l’obèse animal
Prenons l’obèse humain. Il est aisé de voir que les causes qui produisent chez lui l’obésité sont celles que nous avons déjà étudiées chez l’animal : suralimentation et réduction des dépenses. Chez l’homme, comme chez les animaux, l’obésité est fille des appartements peu éclairés, ou n’entre pas le soleil. . Elle est fille des appartements et des pays humides.
Inutile de répéter ce que nous avons dit pour le bétail.
Une cause joue davantage chez l’homme, parce qu’il est plus libre : les mauvaises habitudes.
- On contracte la mauvaise h«bitude de trop manger ou de trop boire, il est ensuite très difficile de s’y soustraire, On devient alors polvphage ou polydipse, non parce qu’on est soi-même gurmand, affamé ou assoiffé, mais parce qu’on a pris ses repas avec des gloutons ou parce qu’à un moment donné on s’est