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L'homme candidat à l’obésité débute par des dépôts de graisse comme les animaux, le début de la polysarcie se manifeste, à l’épiploon et à la paroi abdominale; le ventre grossi, oblige à élargir le pantalon. Chez la femme, elle se manifeste d’abord aux hanches, aux fesses, à la partie externe des cuisses qui sont débordantes de graisse, puis ces monosarcies se généralisent en polysarcies. Seules quelques régions restent toujours indemnes, comme le cuir chevelu.
Dans certaines races, dans certaines maladies, l’évolution s’arrête à ce stade.
Nous avons aussi la stéatopygie des races d’hommes Bushman et des moutons syriens.
2° L’obèse est-il un malade ?
Les biologistes se divisent en deux camps. Les uns regardent l’obésité comme indiquant toujours un
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trouble du métabolisme, de cause morbide. Les autres la regardent comme un tempérament normal pouvant aboutir à un état morbide. En zootechnie, un sujet adipeux obéit à sa race, à sa vocation. On le regarderait comme malade et on chercherait la cause de sa rétivité, sil refusait à engraisser. Mais si le vétérinaire compare les béstiaux affinés aux petits animaux d'appartement, comme le chien, ils peuvent faire le départ entre l’adiposité normale et l’adiposité pathologique. Aussi le Professeur Cadéac ranget-il l’adiposité dans l’arthritisme, diathèse caractérisée par des mutations nutritives entravées, les humeurs se chargent d'éléments que les cellules ne peuvent utiliser (diabète, obésité, rhumatisme) (1).
« L’obésité physiologique ou engraissement résulte d’une alimentation très copieuse chez les animaux au repos, de telle sorte qu’il y a disproportion entre l'apport et l’utilisation des matériaux nutritifs. L’obésité pathologique résulte fréquemment d’un ralentissement de la nutrition caractérisé par une oxydation et une combustion incomplète des aliments ingérés en quantité normale. Les chiens eczémateux sont fréquemment obèse par ce mécanisme. La suppression de la vie génitale a généralement l’obésité pour conséquence, parce que la castration diminue l’activité musculaire et ralentit les combustions, elle diminue à la fois les besoins et les dépenses, mais aussi parce qu’elle supprime les sécrétions internes sexuelles.
L'âge avancé, qui est caractérisé par la prédomi-
(1) Encyclo. Cadéac. Path. in. nutrition p, 45,
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nance de la désassimilation sur l’assimilation, diminue l’activité musculaire et favorise l’engraissement : les vieux chiens sont fréquemment obèses.
Les chevaux emphysémateux deviennent obèses par suite de la diminution de la capacité respiratoire du poumon. L’obésité résulte toujours d’une suralimentation absolue ou relative. Augmenter la quantité de principes nutritifs ou diminuer l’intensité des combustions produit l’obésité.
L’obésité apparaît en divers états morbides. L’anémie la provoque. Elle suit des saignées abondantes, des métrorragies. Elle se produit à la convalescence de maladies infectieuses : fièvre typhoïde, scarlatine, etc. Les syphilitiques, les alcooliques, peuvent être à la fois obèses et anémiques. L’obésité qui apparaît après des maladies infectieuses est nettement d’origine endocrine.
Alors que chez l’homme la tuberculose amaïigrit, cette maladie chez les bestiaux favorise souvent l’engraissement. Il y a quelques années à Montbéliard, à . l’occasion d’une fête locale, un boucher avait acheté un bœuf de race montbéliarde, en état d’embonpoint dépassant le gras. Ce bœuf enrubané avait été promené dans toute la ville, le boucher désirant se faire une réclame bien comprise. À l’abattoir, il y eut saisie totale pour cause de tuberculose généralisée. Ceci est une observation d’obésité toxi-infectieuse.
La même différenciation entre les obésités normale et pathologique s’observe chez l’homme. Certains obèses ont toutes les apparences de la santé. S’ils mènent une vie hygiénique, mangent modéré-
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ment, se livrent à des exercices, etc., ils peuvent cotserver longtemps un embonpoint moyen sans morbidité, étant même réputés pour leur bonne humeur, comme Sancho-Pança et Falstaff, type littéraires du
genre.
L’obèse peut acquérir, entretenir, conserver longtemps une grandeforce musculaire. Il n'y a pas, bien qu’on ait prétendu incompatibilité entre les tissus adipeux et musculaire. Le lutteur dit de poids lourd, est caractéristique à cet égard; son aptitude rappelle celle du cheval percheron qui est un type affiné digestif à vocation musculaire, grand format, latiforme, apte à l'effort, démarreur. Il a surabondance de muscles, mais le travail lui évite une adiposité marquée.
Le lutteur, lui, a intérêt à être gras pour avoir une grande masse; il en vient obèse, ce qui ne l’empêche pas d’être en même temps très musclé. Il est apte aux efforts violents, inapte au travail de durée. Les types les plus réussis de ces lutteurs obèses s’observent aux Indes et au Japon. Les lutteurs de ces pays sont actifs, gros mangeurs, bien portants. Cependant il est vrai que leur équilibre de santé est peu stable. Ils aboutissent souvent au cœur forcé à l’asystolie. Mais il ne faut pas en rendre responsable leur seule obésité, il faut tenir compte de leur profession qui les condamne aux efforts violents. On observe des lésions semblables chez tous les athlètes, gras ou maigres, quelle que soit leur spécialité, boxe, bicyclette, etc. Les professionnels de l'athlétisme meurent le
on —
plus souvent par le cœur, d’une façon prématurée.
On n’est donc pas en droit de dire que forcément tout adipeux est malade. Mais s’il est en équilibre de santé, cet équilibre est peu stable et verse aisément dans certaines maladies. Nous passons ainsi à la troisième période de déchéance.
3° Complications.
L’obèse est soumis à des complications.
Les zootechniciens n’ont point de faits semblables à nous apporter pour le bétail gras qui est voué à une mort précoce.
Seuls les vieux chiens d'appartement oisifs et suralimentés présentent, dans la proportion de plus de la moitié, une évolution semblable.
Chez l’homme obèse on distingue deux sortes de complications, les unes dérivent de la surcharge et de la suralimentation. La surcharge graisseuse qui est une gêne, une cause de fatigue, d’essoufflement, et qui produit l’eczéma intertrigo, etc.
La suralimentation qui, chez les gras comme chez les maigres, produit l’hipertension artérielle, des congestions passives du foie, etc.
Enfin l’obèse aboutit souvent à l’hyposystolie.
Les autres proviennent de l’évolution même de l'obésité. Elle va en général en s’accroissant. Le Professeur Maurel en distinguait quatre degrés. Il procédait de l’homme normal qui, d’après les physiologistes, a droit à 5 % de graisse d’après le poids de son corps. D'ailleurs le tissu adipeux est indispensable; même la mort par inanition ne le fait pas totalement disparaître. Il se basaïit sur l’accroissement de