‹ Considérations sur l'obésité chez les animaux domestiquesChapitre 19 sur 22 · A. EU · texte numérisé non relu

A. EU

poids, d’un dixième, de trois, de cinq dixièmes et audessus par rapport au poids normal.

A ce point de vue, deux objections : il est erroné d'évaluer uniformément le poids normal de graisse à 5 % de celui du corps. Cela dépend des types humains. Un type latiforme a droit à une proportion de graisse normale plus grande que les longiformes (prédominance de la taille) et surtout les crasiformes (prédominance des diamètres antéro-postérieurs).

En second lieu, la production des complications chez l’obèse dépend non seulement de l’abondance de la graisse, mais d’une foule de facteurs.

Sigaud de Lyon part d’un autre point de vue : la graisse évolue chez l’obèse, sa fermeté première va diminuant pour aboutir à la ptose. À un moment donné, l'estomac surmené se dérobe, la dyspepsie s’installe. L’obèse assimile insuffisamment, il maigrit, mais cet amaigrissement relatif accompagné de ptose indique un état maladif, c’est de la mauvaise graisse; non seulement au sens populaire, mais encore au sens scientifique du mot. Il s’agit d'une graisse différente. L’oléine en grande proportion fournit une graisse plus molle que la palmitine et la stéarine qui ont un point de fusion plus élevé. La graisse des sujets jeunes a moins d’oléine que celle des gens âgés. La complication d’amaigrissement et de ptose peut survenir brusquement sous l'influence d’une cause occasionnelle.

Voici la description qu’en fait Sigaud :

Vers seize ou dix-huit ans, arrêt de la formation, que souligne une légère poussée d’engraissement généralisée

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