‹ Considérations sur l'obésité chez les animaux domestiquesChapitre 4 sur 22 · NAD CS · texte numérisé non relu

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vores qui engraissent si facilement, consomment surtout des hydrates de carbone. Avec du riz et des pommes de terre, on engraisse des porcs; avec du maïs, des oies; or, riz, pommes de terre, maïs, renferment surtout de l’amidon. La quantité de graisse mise en réserve dans ces différents cas, dépasse tellement celle contenue dans les aliments, qu’il faut admettre qu’elle provient des hydrates de carbone.

On a noté une élévation du quotient respiratoire, si on donne des aliments riches en hydrates de carbone, On admet que cette élévation est due à la formation de la graisse par les hydrates de carbone en excès. En effet, trois molécules de C6H22 O6 donnent C18 H3%6 O8 ; or, la formule de l’acide gras correspondant, serait Cr H? O?, soit C18 H% O?, doncil ya de l'O libéré, O qui ne sera pas emprunté au milieu extérieur, et CO2/0? est plus grand que 1.

En résumé, les hydrates de carbone s’accumulent bien en glycogène, mais il y a une limite, et, en dehors de celle-ci, les hydrates de carbone se transforment en graisse pour laquelle il n’y a pas de limite.

Chez les animaux, la graisse peut provenir en partie tout au moins des graisses alimentaires : un chien arrive à fixer la moitié des graisses ingérées, quand, après un jeune prolongé, on le nourrit exclusivement avec très peu de viande et beaucoup de lard. On arrive à modifier le point de fusion de la graisse d’un chien en lui donnant beaucoup d’huile.

. Pettenkoffer et Voit, ont admis la transformation dés matières albuminoïdes en graisse, en se basant

sur le fait suivant : Une chienne en lactation, nourrie exclusivement avec de la viande bouillie, produit suffisamment de lait sans maigrir. Or, la viande bouillie n’était pas dégraissée, il restait toute la graisse intraprotoplasmique ou combinée.

Les phénomènes de dégénérescence graisseuse, du foie, des muscles, des reins, que l’on observe dans

certaines maladies et intoxications, donnent à ces organes une teinte jaune. Dans ce phénomène, il y

a seulement changement de forme de la graisse; dans le muscle sain, la graisse intraprotoplasmique n’est pas visible, on voit seulement le tissu adipeux; dans les muscles malades, les combinaisons adipo-protéiques peuvent se détruire et la graisse apparaît avec son aspect jaune.

Théoriquement, cette transformation est ble puisque nous savons que les matières albuminoïdes peuvent se transformer en hydrates de carbone. Mais cette transformation n’est pas démontrée et on peut admettre que si elle existe, elle ne QUE aucun rôle important dans l’économie.

- Transformation des graisses dans l'organisme animal

- La salive n’a aucune action sur les graisses.

La lipase gastrique dédouble les graisses en acides gras et glycérine, mais n’agit que sur les graisses émulsionnées.

La bile émulsionne les graisses et aide à la saponification, maïs la stéapsine du suc pancréatique donne le dédoublement acides gras et glycérine. PACS AE

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