‹ Considérations sur l'obésité chez les animaux domestiquesChapitre 6 sur 22 · PRE CAR · texte numérisé non relu

PRE CAR

tie brûlée (aliment producteur d’énergie calorifique et mécanique). Le nombre de calories produit par la combustion de un gramme de graisse dans le calorimètre est 2 fois supérieur à celui dégagé par le même poids d’albumine ou d’hydrate de carbone.

La graisse sert également d’aliment plastique, mauvais conducteur, amortit les chocs et facilite les glissements.

IIT . Métabolisme - Action des hormones et des chalones du milieu interne

Pour devenir obèse il ne suffit point d'acquérir de la graisse, il faut que le métabolisme ne la dépense pas. Ici intervient le rôle encore peu connu, des sécrétions internes.

Celles-ci se distinguent en hormones qui facilitent et augmentent les échanges, et par là empêchent l’engraissement; et en chalones qui les ralentissent et facilitent les réserves de graisse (Professeur Gley).

Plusieurs glandes à sécrétion interne agissent sur le métabolisme des graisses.

La plus importante, ou en tout cas la plus connue, est la thyroïde. Labbé et Stévenin ont montré que la thyroïdectomie provoque chez le lapin une nette augmentation de poids, en même temps qu’une réduction notable des échanges respiratoires. Des constatations analogues avaient été faites à ce sujet. Aïnsi, c’est par la diminution des oxydations qu’agit la suppression de la thyroïde pour produire l’engraissement ;

ce résultat est d’autant mieux atteint que c’est surtout sur la consomption des graisses que se fait sentir cette réducion.

Par contre, on peut constater que l'administration de glande thyroïde exerce sur les échanges une réaction inverse; elle augmente les oxydations et, partant, la consomption des graisses (1).

Je citerai à ce propos une observation que j'ai pu relever sur une personne de mon entourage à la suite de l’administration prolongée d’extrait de glande thyroïde.

Personne du sexe féminin, âgée de vingt-cinq ans, ayant 1 m. 60 de taille, pesait :

en 1921 juillet 74 Kk. 500 en 1922 février L3k

avril 76 k. 200

16 mai 77 k. 100

19 juillet 78 k. 100

Notons, prise d’extrait thyroïdien, très régulièrement, suivant ordonnance du docteur traitant. Fin 1922, aucune variation sensible de poids n’a été constatée, ce qui fait que la-personne n’a pas noté ses premières pesées, puis ensuite a négligé de vérifier son poids pendant quelques mois.

en 1923 le 27 octobre nous notons 76 k. 800

1 novembre 76 k. 400

en 1924 le 24 février 76 k. 550 26 avril 77 k.

27 juin 75 k. 500 14 juillet 75k.

8 août 73 k.

ru Parisot, Richard. Traité d'Endocrinologie. La Thyroïde P . LA Là

AN

OT

11 octobre 72k.

30 novembre 70k.

en 1925 le 20 janvier 69 k.

15 avril 69 k.

(cessation du traitement)

en 1926 le 24 mai 66 k.

2 juin 65 k.

15 août 64 k. 300 en 1927 le 1 mars 65 k.

Ce traitement détermine une diurèse plus ou moins abondante, une accélération de la circulation lymphatique, une action vaso-dilatatrice énergique, suivie d’amaigrissement, d’azoturie, d’accélération du cœur et de la respiration avec hyperthermie, polyphagie, polydipsie et parfois glycosurie : ce qui caractérise l’exagération de la nutrition.

Conclusions : La thyroïde dirige la nutrition au moyen d’une hormone. Elle n’est point la seule. Mais nous nous bornerons à citer l’action des autres glandes, pour ne pas surcharger notre travail. Les testicules secrètent aussi une hormone qui favorise le métabolisme. Zootechniciens et médecins savent que la castration génitale provoque la formation de la graisse. On châtre les animaux destinés à la boucherie. On a encore décrit des obésités hypophysaire,

surrénale, etc.

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