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CHAPITRE II

Conditions qui favorisent l’engraissement

Les biologistes compareront l’homme et l’animal, à propos des méthodes d’engraissement. Une fois ces méthodes connues, il semblerait qu’il suffise d’en prendre le contre-pied pour obtenir l’amaigrissement. Mais, nous le verrons par la suite, il est loin d’en être toujours ainsi.

Il y a bien des siècles que les éleveurs ont engraissé des animaux pour des fins alimentaires. Il en était déjà ainsi dans l’antiquité. D’après Pline, les habitants de l'ile de Délos avaient l’habitude d’engraisser les volailles, et, au temps de Caton, on gavait déjà les jeunes coqs en leur introduisant dans le gosier des pâtées détrempées dans du lait. Les Romains ont même poussé les choses fort loin, puisqu’ils engraissaient des murênes dans leurs viviers et qu’ils gavaient de figues, de millet écrasé, de baies de lantisques, de myrte et de lierre, les grives et les

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merles qu’ils tenaient en volière. Mais l’engraissement du gros bétail ne les préoccupa pas plus qu’il n’intéresse aujourd’hui les peuples de l'Orient. C’est une pratique moderne dont la généralisation est même relativement récente (voir Cornevin : Traité de zootechnie générale).

Les éleveurs en ont fait un-art qui a ses règles précises qui se résument en deux obligations : augmenter les recettes et diminuer les dépenses.

De - ‘JL. — AUGMENTER LES RECETTES

L'alimentation sera à la fois assez abondante et.

assez riche pour fournir les éléments nécessaires à la formation de la graisse.

. L'animal candidat à l’adiposité sera gratifié d’une ration supplémentaire par rapport à celle que réclame l'entretien de l’organisme, car l’alimentation doit fournir, outre les matériaux nécessaires à la réparation des pertes incessantes de l’économie, les éléments: de la graisse. On gave surtout la volaille. Quant au bétail, on le laisse céder à son appétit : un animal qui engraisse veut manger au delà du nécessaire.

L’adiposité est le fait de la suralimentation. N’en déplaise aux partisans des causes finales, l'appétit est un guide trompeur de nos besoins nutritifs. La plupart des hommes qui se disent civilisés font comme les animaux à l’engrais, ils mangent trop. Il importe que l'alimentation soit de bonne qualité. Or abondance et qualité sont avant tout sous la dépendance du sol. Ici les conditions sont complexes. Des vallées au sol naturellement riche sont aptes à fournir le bétail de boucherie, |

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