‹ Considérations sur l'opération Césarienne à la clinique d'accouchements de BordeauxChapitre 11 sur 47 · PE TRE · texte numérisé non relu

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s'ajouter au nœud du chirurgien que l'on fait en premier, et contribue ainsi à assurer la solidité de la suture.

. Notons encore dans la technique suivie habituellement à la Clinique d'accouchements de Bordeaux que le badigeonnage de la section utérine à l'alcool, à la teinture d'iode ou à l'éther, n'est pas pratiqué.

De même, l’ergotine où la pituitriñe ne s'emploient jamais de façon préventive; on les réserve aux cas d'inertie secondaire et d'hémorragie. Ces produits risquent, en effet, de déterminer un élat de contracture intense qui augmente la pression

‘exercée sur les points de suture ; ils peuvent ainsi favoriser la désunion.

Un point que nous considérons d’une importance capitale est Le moment où il faut opérer. a été l'objet de nombreuses discussions au cours des années passées. Bar et son école sont d'avis qu'il faut opérer avant le travail, Le plus près possible du terme. Une autre école, non moins autorisée, préfère attendre les premières douleurs spontanées avant d'intervenir.

Question délicate et en même temps pleine d'importance. Pour cer{ains, l'opération césarienne avant tout début de travail paraît répondre à « deux indications précises : la rupture prématurée des membranes chez une femme vouée à l'hystérolomie, et, d'autre part, l'opération itérative, par crainte de Ja rupture de la zone cicatricielle sous l'influence des énergiques contractions que développe le travail ». À part ces deux circonstances, ces auteurs attendent les premières douleurs spontanément déclarées, « pour éviter d'intervenir trop tôt, trop loin du terme, et d'extraire ainsi un débile difficile à élever, et aussi pour obtenir, grâce à la formation de la poche des eaux, un décollement complet et facile des membranes de l'œuf, élément de pronostic important pour les suites de couches » (Demelin).

A la Clinique d’accouchements de Bordeaux, M. le professeur Rivière préfère, conformément aux principes posés par Bar, opérer avant le travail. Cette méthode, qu'on peut appeler de l'intervention à froid (Rivière), permet de choisir son heure et de préparer dans le calme tout ce qui est nécessaire. La crainte

BAR Di

d'extraire un enfant cinq à dix jours avant le début du travail ne doit pas entrer en ligne de compte. Cette opération un peu prémalurée ne diminué guère les chances de viabilité de l'enfant. D'autre part, le décollement des membranes n’oppose pas de difficultés au cours de la césarienne, qu'elle soit faite à l'époque approximative du terme ou après le début du travail. Dans nos observations, on ne note qu'un seul cas (Obs. XVIT) où la délivrance fut délicate, et encore les adhérences constatées doivent-elles être sans doute attribuées à la métrite que présentait la malade.

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