ERA ES
riode de latence est variable. C'est ce qui explique Ja possibilité d'une restitution « ad integrum » lorsqu'il s'agit d'un obstacle et que celui-ci est enlevé à temps. Mais peu à peu les calices participent à la dilatation, les papilles se laissent aplatir. Enfin la dilatation porte sur le tissu rénal Jui-même dont l'épaisseur diminue peu à peu. Lorsque l'Hydronéphrose est devenue considérable, son volume pouvant atteindre celui d'une tête d’adulte, on. se trouve en présence d'une tumeur en général bosselée, formée en partie par le rein distendu dont la substance peut être réduite à une paroi fibreuse dont l'épaisseur ne dépasse pas quelques millimètres, et aussi par le bassinet dilaté au plus haut point. Les deux organes sont alors peu distincts et de telles poches arrivent à contenir plusieurs litres de liquide. Mais à côté de ces Hydronéphroses totales, il est des Hydronéphroses partielles, rares, du reste, dans lesquelles la dilatation ne porte que sur un ou plusieurs calices et sur la partie correspondante du rein.
A la coupe d'une Hydronéphrose on retrouve très longtemps reconnaissable la substance rénale qui est amincie, mais à la période extrême la paroi de la poche se trouve constituée entièrement par une membrane d'épaisseur très faible où l'on ne reconnaît pas le rein. L'intérieur présente une série de poches limitées par des cloisons, reste des calices dilatés, et du tissu conjonctif qui sépare les lobes rénaux, chaque cavité rénale étant, en somme, formée par la destruction d'un lobe rénal. À un degré plus avancé, ces cloisons peuvent s’effacer complètement.
Au début, il n'existe pas de modification dans les rapports du rein et du bassinet. Plus tard, par suite du développement de le poche pyélo- rénale, les vaisseaux du hile se trouvent écartés, dissociés. Lorsque la tumeur a fini par atteindre un volume considérable, elle refoule l'intestin comme le font les néoplasmes du rein, C ‘est-à-dire en avant. La structure des parois de la poche varie, en ce qui concerne Îe rein, suivant son degré de distension. Au début, les tubes droits et contournés sont dilatés, ainsi que les elomérules. Les épithéliums deviennent cubiques où pavimenteux. Le tissu interstitiel, à cette période, ne montre pas d'au
lésion qu'une infiltration œædémateuse. Plus tard, les parties nobles du rein disparaissent progressivement par atrophie. Les glormérules forment de ps kystes et voient s ‘’atrophier leur bouquet
et
vasculaire. Les tubes contournés ne se retrouvent plus que sous la forme de segments dilatés ou bien de cordons pleins remplis ae cellules épithéliales. Par contre, le tissu conjonctif a pris une importance notable, comparativement à celle de l'élément glandrlaire. Enfin, à la période ultime, le tissu rénal est réduit à une coque fibreuse où l'on ne retrouve plus que quelques kystes et débris glandulaires. Cette coque, par endroits, peut se cartilaginiser ou s infiltrer de sels calcaires.
B. — Le Bassinet
Sa distension, qui débute généralement à sa partie postérosupérieure, est minime au début, n'élevant sa contenance qu à 50 cc, au lieu de 5 à 10 cc normalement. A cette période, le rein n'est encore le siège d'aucune distension ou dilatation. À un degré plus avancé, le bassinet forme une poche dont la paroi a 1 ou 2 millimètres d'épaisseur, qui bombe et se trouve encore nettement séparée du rein par un sillon. (C'est à ce moment que le rein prend part à la dilatation, suivant les modalités décrites cidessus). Avec les progrès de la dilatation, on voit progressivement disparaître tous les éléments musculaires de la paroi et seul le tissu conjonctif va persister, constituant une paroi fibreuse sur
laquelle repose un épithélium aplati.