‹ Considérations sur l'Urétéro - Hydronéphrose et son traitement à propos d'un cas traitéChapitre 19 sur 43 · PHYSIO - PATHOLOGIE · texte numérisé non relu

PHYSIO - PATHOLOGIE

La physio- pathologie des poches hydronéphrotiques présente, comme Je remarque Papin, bien des obscurités. Cependant, on peut classer les Hydronéphroses en trois catégories suivant qu'elles sont fermées, ouvertes ou intermittentes. Voyons les particularités physio-pathologiques qu'elles présentent.

1°) La fermeture complète de l'uretère n'amène pas toujours l'Hydronéphrose. Ce fait a été vérifié expérimentalement (Stauss et Germont, Tulfier, Albarran). Au début, le bassinet et le rein se distendent et se congestionnent tandis que l'uretère se dilate, s'allonge et devient flexueux. En même temps, il y a essai de compensation par le rein opposé sous la forme d'une émission abondante d'urine. Mais ces phénomènes de compensation ne durent pas longtemps et peuvent même laisser place à une anurie temporaire. Au-dessus de la ligature, la paroi du bassinet s'épaissit, le rein diminue de volume et s’atrophie progressivement. La sécrétion rénale finit par s'arrêter et une partie du liquide est absorbée par le bassinet, les calices ou par les tubes de Hellé et de Bellini. Le liquide urinaire perd alors ses chractères et ne contient plus que des substances albuminoïdes ou de la cholestérine. Si l'obstacle est levé à temps, on arrive à obtenir la régénération de l'épithélium et la « restituteo ad integrum ». Dans le cas contraire, la paroi de la poche devient œdémateuse puis scléreuse et le rein aboutit à une atrophie complète.

DA Dans l'Hydronéphrose ouverte, le bassinet et le rein augmentent de volume. La sécrétion urinaire diminue mais ne s'arrête point et quand le tissu rénal noble a disparu on ne trouve plus que des traces d'urée et de sels dans le liquide secrété. Ici

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