‹ Considérations sur l'Urétéro - Hydronéphrose et son traitement à propos d'un cas traitéChapitre 26 sur 43 · SM. NE · texte numérisé non relu

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ryélique. En cas d'Hydronéphrose, les deux constatations suivantes seront faites :

1°) L'issue, au sommet de l'introduction de la sonde dans le bassinet, d'une quantité plus ou moins considérable d'urine sortant soit en jet, soit goutte à goutte, mais sans éjaculation.

D A EC possibilité, après évacuation du bassinet, d'injecter dans sa cavité une quantité de liquide bien supérieure à sa Capacité normale, qui est de 5 à 10 centimètres cube, sans que le rein soit mis en tension. Bien entendu, pour que ce signe ait toute sa, valeur il faut que le liquide injecté revienne en totalité par la sonde, sans quoi il pourrait y avoir infiltration d'une certaine quantité de ce liquide entre la sonde et la paroi de l'uretère. Lorsqu on se trouve en présence d'une Hydronéphrose énorme, on peut aïnsi injecter plusieurs centaines de grammes de liquide sans provoquer de douleur.

Ces deux constatations permettront d'affirmer qu'il existe une Hydronéphrose, mais il faut savoir que le procédé peut être sujet à des causes d'erreur. En effet, la sonde peut ne pas ramener de liquide si le bassinet n'en contient pas au moment de l'exploration, ou bien si l'extrémité supérieure de la sonde, trop poussée, se trouve au-dessus du niveau du liquide.

D'autre part, certaines petites Hydronéphroses très douloureuses n admettent qu'une quantité insignifiante de liquide, ce qui, au premier abord, pourrait faire écarter l'idée d’une Hydro-

néphrose (Marion).

La séparation des urines

a) Pratiquée à l'aide des appareils de Cathelin ou de Luys, elle offre des avantages appréciables et même Hartmann estime que souvent il est préférable de s’en tenir à elle car le cathétérisme, en exposant à redresser les courbures urétérales et à supprimer la rétention qui est sous leur dépendance, pourrait faire croire à une évacuation normale lorsqu'en réalité la poche est le siège d'une rétention intermittente.

— On s'adresse à différentes substances (phénol sulfone Phtaléine, bleu de méthylène, phloridzine, Iodure de potassium) dont il est facile de contrôler l'élimination rénale du côté sain et du côté malade, ce qui permet également de déterminer la valeur

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fonctionnelle des reins. Avec l'épreuve du bleu de méthylène on observe du côté malade une élimination retardée, de durée plus courte et de moindre intensité. Du côté sain, l'élimination est précoce et prolongée. (Chez le malade dé notre observation, on a vu que l'élimination de la Phénol Sulfone Phtaléine était de 1 p. 100 seulement pour le rein lé: alors que l'autre rein accusait 52 p. 100).

L'épreuve de la Phloridzine montre également que l'élimination de cette substance se fait moins bien du côté lésé. Mais il laut se méfier des causes possibles d'erreur. En effet, à une période plus avancée de l'affection, lorsque le parenchyme rénal est déjà très atteint, on a pu constater parfois une élimination double satisfaisante en apparence, alors que l'examen cryoscopique d après la formule de Claude et Balthazard indiquait une insuffisance rénale marquée. D'autre part, on peut observer des interimittences dans l'élimination et enfin le rein ne se comporte pas de la même manière à l'égard de toutes les substances. C'est ainsi qu Albarran a observé, chez le même malade, une mauvaise élimination du bleu de méthylène, alors que l'Iodure de Potassium était éliminé dans de bonnes conditions. D'après Lépine, il existe pour chaque substance un « coeflicient d'élimination » qui lui est propre.

— Enfin la séparation des urines montre que la sécrétion urinaire est moins importante du côté malade. Mais ici, en raison des exceptions qui peuvent se présenter, l'examen doit être répété à plusieurs reprises pour être valable et sa durée devra être de 2 heures en moyenne. En général, la polyurie du côté malade est en rapport avec des lésions légères et c'est le phénomène inverse qui est constaté en cas de lésions avancées.

b) L'analyse chimique des urines séparées, en mettant en relief la baisse notable de l'élimination des chlorures et de l'urée du côté malade, donnera souvent une très utile indication, à tel point que pour Albarran « toutes les fois que l'urine de la sonde placée dans le bassinet et l'urine de l’autre rein, recueillie dans lu vessie, présentent une compositien semblable, on peut affirmer qu'il n'y a pas d'Hydronéphrose ».

c) La Cryoscopie peut être utile à condition que l'on pra- Hque un examen comparatif des urines provenant des deux reins.

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Elle nous renseignera sur la valeur de la diurèse moléculaire de chaque rein. On a trouvé que les urines du côté malade, en raison de leur plus faible concentration, présentent un point de congélation moins abaissé que celles du côté sain. Mais ceci n’est valable qu en dehors de l'épreuve de polyurie expérimentale qui peut modifier ce rapport. Il s'agit [à d’un procédé imaginé par Albarran et basé sur le principe suivant : « Tout organe malade présente moins d'écarts fonctionnels que lorsqu'il est sain et il est moins apte à s accommoder d'un surcroît de fonctionnement ». On fait absorber au malade une certaine quantité d'eau. On examine, avant et après l'absorption, l'état fonctionnel des deux reins. Du côté hydronéphrosé, et si le rein correspondant est en partie détruit, il ya retard à l'apparition de la dilution de l'urine. Âu niveau de l’autre rein, la quantité de liquide secrété s'accroît. la concentration de l'urine s’abaisse, l'urée et les chlorures diminuent, mais il y a en réalité surcroît de travail si l’on tient compte de la quantité d'urine éliminée. Certains, cependant, n’accordent pas une grande importance à cette méthode à cause des irrégularités auxquelles elle est sujette, dues aux variations considérables dans les quantités d'urine émises d'un jour à l'autre.

d) L'examen microscopique des urines pourra donner des renseignements sur l'état anatomique des reins et permettra de déceler, le cas échéant, un début d'infection toujours possible.

La Pyélographie

Imaginée et appliquée pour la première fois en Allemagne par Woelk et Liechtenberg en 1906, cette méthode fut répandue par Brasch en Amérique, par Kidd en Angleterre et par Papin en France. La pyélographie habituelle est une radiographie du bassinet rempli au préalable d'une substance opaque aux rayons X : collargol à 1 p. 10, bromure de sodium, ténébryl, urosélectan ou abrodil. En cas d'Hydronéphrose, on peut injecter une quantité importante de solution avant d'obtenir la douleur qui caractérise la mise en tension du rein. D'autre part, avec un bassinet normal, l'urine est claire 24 heures après l'injection, alors quelle peut rester colorée pendant plusieurs jours si le bassinet est dilaté.

L'image fournie par la pyélographie est variable suivant la capacité de la poche pyélo-rénale. Au degré extrême, on obtient

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