‹ Considérations sur l'Urétéro - Hydronéphrose et son traitement à propos d'un cas traitéChapitre 28 sur 43 · LANGE · texte numérisé non relu

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ner le diagnostic étiologique de l'affection. Celui-ci sera parfois facile. Dans d’autres cas on sera obligé de rester dans le doute, mais l’image fournie par le Pyélographe permettra souvent d'admettre une hypothèse en mettant en lumière le point où s'arrête la dilatation, en montrant une coudure de l’uretère, un abaissement du rein, etc... Et il est très important de savoir que la pyélographie doit être pratiquée non seulement dans la position horizontale, mais aussi en position debout car tel rein, qui, en position horizontale se montrait en place, apparaîtra nettement abaissé dans la position verticale.

L'Urétéro-pyélographie rétrograde (CRD RTS)

Chevassu donne le nom d’ « Urétéro-Pyélographie Rétrograde ou ascendante » à une méthode qui consiste à radiographier les voies excrétrices du rein après injection d'un liquide cpaque aux rayons X, poussée de bas en haut à l'orifice inférieur de l’uretère. L'injection est réalisée au moyen d'une sonde terminée par un bouchon perforé qui, s'appliquant intimement au méat urétéral, permet de mettre en tension l'ensemble des cavités pyélo-urétérales et de les radiographier dans cet état. Le liquide injectable est une solution d'Iodure de Sodium à 50 p. 100 ou d'urosélectan. On obtient ainsi les mêmes images qu avec la pyélographie, mais la méthode présente de sérieux avantages :

a) l'U. P. R. dessine la totalité de l'uretère, aussi bien dans sa portion pelvienne que sous-rénale :

b) mettant l’uretère sous tension, elle explore non seulement » #:, . . . . Lé . . #, l'état statique du conduit, mais aussi son élasticité :

c) elle ne nécessite pas, comme la pyélographie, l'ascension d'une sonde urétérale jusqu'au bassinet et n expose pas, de ce fait, à redresser plus où moins brutalement les coudures urétérales ou à être une porte d'entrée possible pour l'infection :

d) elle réalise l'injection urétérale du moment qu'il persiste un pertuis utilisable par le liquide, et ceci même dans les cas où l'orifice ne laisserait pas passer une sonde :

e) elle permet enfin l'étude du bassinet aussi bien qu'avec son exploration par une sonde,

Fa: E CRT

L'Urographie veineuse

Elle à fait l'objet de nombreuses recherches depuis que Leichtenberg, à Balin, et Swick, à New-York, ont communiqué leurs premières épreuves de pyélographie par voie veineuse avec urosélectan en 1929. On emploie également l'Abrodil en solution à 20 p. 100 (Braner) dont la tolérance serait meilleure d'après Boekel qui l'utilisa en France le premier. Cette méthode s'associe aux précédentes qu'elle complète, mais il faut savoir que ses résultats, dans l'Hydronéphrose, sont très variables. Fn effet, elle s'adresse au pouvoir d'élimination du rein vis-à-vis de la substance injectée : or nous connaissons les troubles parfois profonds du fonctionnement rénal en cas d'Hydronéphrose. Ceci fait que l'Urographie veineuse est souvent insuffisante pour déceler les Hydronéphroses et tel bassinet qui paraît normal ou à peu près à l'urographie, apparaîtra parfois très dilaté à la pyélooraphie. Dans l'observation que nous publions, l'Urographie veineuse n'avait été suivie d'aucune élimination par le rein lésé. D'autre part, dans les volumineuses Hydronéphroses, si l'Urocraphie donne un aperçu de l'existence de la dilatation, elle ne fournit que rarement avec netteté les détails de cette dilatation.

Cependant, et principalement chez les enfants, cette méthode peut rendre de grands services en raison de sa remarquable lolérance et de sa technique simplifiée.

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