RAS VAE
DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL
1) En présence d'une tumeur abdominale volumineuse, indolore ou peu douloureuse, envahissant progressivement ['abdomen, sans réaction fébrile, fluctuante et variant d'un jour à l’autre dans son volume, le diagnostic sera facile. On éliminera le Kyste hydratique du foie à développement lombo-abdominal et dans lequel, outre l'existence du frémissement hydatique, on ne trouve pas la bande de sonorité antérieure de l'Hydronéphrose: L'éosinophilie sanguine! la réaction de Weinberg et l'indra-dermo-réaction de Casoni signeront le diagnostic.
Les tumeurs de la rate sont solides et ont un bord tranchant Elles s accompagnent de troubles digestifs graves et d'hémorragies.
Un Kyste mésentérique est plus médian, suspubien et séparé de la symphyse par une bande sonore. De plus, il est mobilisable facilement.
Un néoplasme du coeco-colon ou du colon ascendant prétera plus rarement à confusion en raison des troubles digestifs plus marqués et de l'atteinte de l'état général.
La confusion est possible avec une volumineuse vésicule biliaire. Dans ce cas, les explorations urologiques seront d'une grande utilité.
Le Kyste de l'ovaire se développe de bas en haut, contrairement à l'Hydronéphrose, et ses rapports avec l'appareil génital permettent de faire le diagnostic. En cas de doute, la ponction exploratrice était autrefois pratiquée et permettait de conclure à un kyste de l'ovaire quand elle ramenait une substance mucoide, albuminoïde, la paralbumine. Cette pratique est à rejeter formellement en raison des dangers qu'elle présente (infection, dis-
Em EE
sémination). C'est à l'exploration urologique qu il faut s'adresser. En cas d'impossibilité de cathétérisme urétéral, il est préférable de pratiquer une laparotomie exploratrice.
.2) En présence des crises douloureuses, plusieurs erreurs seront à éviter.
L'appendicite. L'erreur est encore relativement fréquente d'autant plus que certaines appendicites peuvent créer une rétenlion rénale par la compression de voisinage qu'elles exercent sur PA portion inférieure de l'uretère. Mais la fièvre, la rapidité du pouls, le siège plus bas de la douleur, la contracture plutôt iliaque que dans le flanc, l'empâtement profond seront autant de signes en faveur d'une appendicite. Mais il y a des appendicites haut situés et des Hydronéphroses infectées fébriles. En cas de doute, les explorations urologiques ci-dessus indiquées trancheront le diagnostic.
Dans la colique hépatique avec grosse vésicule, le siège différent de la tumeur, la douleur irradiée vres l'épaule et l'Ictère permettront d'éviter le plus souvent l'erreur. Mais il faut savoir que certaines Hydronéphroses s'accompagnent d'Ictère par tiraillement des voies biliaires. En cas de doute, le cathétérisme urétéral tranchera le diagnostic.
Dans la colique calculeuse, on note la répétition des crises el, dans l’anamnèse, l'émission de calculs. La Cystoscopie et la Radiographie trouveront ici leur utilité.
Les crises douloureuses de Ja néphrite aigüe sont le plus ù souvent hématuriques, albuminuriques et ne s’accompagnent pas de symptômes-réflexes aussi marqués que les crises douloureuses de l'Hydronéphrose. 1
Les crises douloureuses du rein mobile s accompagnent SoUvent, sinon d'Hydronéphrose, du moins d'une rétention passagère. Seuls le cathétérisme et la pyélographie ou FU. P. R. permettront de préciser le volume de la rétention. La mobilité du | rein se reconnaît à la palpation.
5) Les formes digestives de l'Hydronéphrose prêteront sou- Ë vent à confusion avec des affections diverses du tube digestif. | Connaissant leur existence, ce n’est qu après un examen appro-
SE
londi et la mise en œuvre d’une exploration urologique complète que l'on pourra reconnaître leur véritable origine.
4) Les formes hématuriques pourront égarer le diagnostic vers une lithiase rénale, une tuberculose où un néoplasme. Ge pendant l'hématurie a l'avantage d'attirer immédiatement l’attention vers l'appareil urinaire et l'exploration urologique tranchera le diagnostic.
5) Il en sera de même dans la forme pyurique, conséquence de l'infection d'une Hydronéphrose, qui pourra égarer le diagnostic vers une pyélonéphrite, une tuberculose rénale ou une lithiase infectée.
6) Reste le diagnostic différentiel étiologique : Hydronéphrose acquise ou congénitale ? I] sera généralement facile. Les renseignements nécessaires seront fournis par l'anamnèse ainsi que par le toucher rectal ou vaginal qui permettra de reconnaître des anomalies d'ordre congénital telles que l'abouchement d'une uretère à la paroi vésicale, aux vésicules séminales ou à la paroi vaginale. De même, un abouchement libre de l'uretère à la vulve peut signer l'origine congénitale de l'affection.
Nr