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de Beer en 1955. Des cas analogues ont été rapportés par Legueu et Marion. £
Ainsi nous voyons que l'Urétéro-cystonéostomie reconnaît de nombreuses indications, notamment dans les Hydronéphroses dont la cause réside dans un obstacle situé à la partie terminale
de l'Uretère.
Résultats et valeur de l'Urétéro-cystonéostomie
Après la période d'enthousiasme qui avait suivi la mise au point et la réalisation de cette intervention, les résultats immédiats en furent critiqués et discutés. Ainsi Fergusson, dans sa statistique générale, estimait que la mortalité opératoire était de 15 pour 100. Krônig ne trouvait que 12 pour cent de décès. Quant à Lutaud, sur 100 observations relevées dans sa thèse, il ne signale que 10 décès et même l'auteur se demande si l'Urétérocystonéostomie peut être réellement invoquée comme cause de tous ces décès. : ;
Quant aux résultats éloignés, leur critique est plus discutable. Car malgré le nombre d'observations données, on n'en trou- - ve que très peu où les malades aient été suivis un temps suffisant pour que les renseignements donnés, au sujet de la perméabilité de l’uretère, soient absolument satisfaisants. F
Aussi cette intervention a-t-elle joui pendant longtemps d'une réputation quasi-déplorable, à tel point que Marion pouvait dire d'elle : « Je conclus donc : Urétéro-cystonéostomie, opération de médiocre valeur. Si on se décide à la faire pour des raisons variées, il faut se tenir prêt à intervenir sur le rein, au cas de complications immédiates. Dans la majorité des cas, au lieu de recourir à cette réimplantation, il vaut mieux enlever le rein immédiatement ou secondairement ». Mais depuis le jour où l'examen fonctionnel du rein, l'urographie veineuse, la pyélographie et l'urétéro-pyélographie rétrograde, la cystographie ont pu être pratiqués constamment, on a vu les cas heureux se succéder ét mis en Jumière la disproportion entre la vigueur des condamnations et le peu de cas éloignés suivis avec un véritable intérêt scientifique.
Tant en France qu'à l'Etranger, les chirurgiens ont pu, à l'aide des procédés d'exploration urologiques, constater que