‹ Considérations sur l'Urétéro - Hydronéphrose et son traitement à propos d'un cas traitéChapitre 6 sur 43 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Des observations sur l'Hydronéphrose avaient été publiées dès 1672, et en particulier Nicolas Tulpius, d'Amsterdam, rapportait, à l'époque. un cas qui « se reproduisait à chaque pleine lune » !

En 1779, Boissier de Sauvage décrit sous le nom d’ « Ischuria Renalis Lunatica Tulpii » une crise d'hydronéphrose intermittente avec anurie réflexe, :

En 1816. Johnston décrit la maladie sous le nom d' « Hydrorénal distension ». Sous le nom d'Hydronéphrose, Rayer, le premier, désigne une accumulation lente de l'urine aseptique dans LC rein par suite d'un obstacle à l'écoulement de l'urine, siégeant dans l'uretère, la vessie ou l'urètre.

C’est ensuite English, en 1870, qui traite de l'Hydronéphrose primitive et passe en revue les obstacles d'origine congénitale que l'on peut trouver sur le trajet des uretères.

Après Rayer, parut l'étude de Simon, en 1872, sur la chirurgie rénale, suivie de celles de Moris (1885), et de Newmann ct Landau (1888).

En 1882, Strauss et Germont font connaître les résultats de leurs expériences de ligature aseptique de l’uretère chez le cobaye.

En 1889 paraît l'ouvrage de Le Dentu sur la chirurgie des reins, puis, en 1891, Ferrier et Boudoin soutiennent la théorie de Nevvmann et Landau d'après laquelle la plupart des Hydronérhroses intermittentes sont dues aux reins mobiles.

En 1802, dans un travail très intéressant sur les Hydronéphroses ouvertes et fermées, Albarran et Legueu nous montrent

Le fre

par des expériences faites sur des lapins que l'oblitération incomplète des uretères donne de l'Hydronéphrose et de l'hydruretère ci que, le rein continuant à secréter, ces lésions atteignent de plus grandes proportions que dans le cas d’oblitération complète.

A la même époque, English, dans son mémoire « Uber Primare Hydronéphrose », soutient l'origine congénitale de la plupart des Hydronéphroses.

En 1807, Veau publie un travail où il fait une étude générale de toutes les dilatations congénitales des conduits excréteurs du rein.

Bazy, dans ses importants travaux parus dans l'Encyclopédie Française d'Urologie (1903-1905), substitue à la théorie de l'Hydronéphrose par rein mobile celle de l'Hydronéphrose par malformation congénitale.

Mais tandis qu Israël et Fédorovow, en 1901, et Box, en 1909, insistent sur le Jait que les lésions peuvent exister sans obstacle au cours de l'urine, Maresch, en 1912, les attribue à une lésion nerveuse, à un trouble d’ innervation identique à celui qui produit la distension vésicale.

À noter encore le très intéressant article paru dans les archives urologiques de la Clinique de Necker et dans lequel Legueu et Papin exposaient très complètement les particularités cliniques de la dilatation totale des uretères.

Cependant, Livermore, en 1926, en reprenant l'étude des rétrécissements de l'uretère, insiste sur la difficulté du Diagnostic,

en signalant que les signes urinaires peuvent faire défaut une Îeis sur trois.

Enfin, la description clinique du sujet et son point de vue chirurgical ont été complétés dans des travaux et articles importants parus tant en France qu à l'Etranger et parmi lesquels il faut citer les noms d'Israël, Wirchow, Tuffier, Albarran, Marion,

Legueu, Voelchner et Lichtenberg, Duval et Grégoire, Papin et Iglesias, Fey, Seraghty, Hunner, etc.

Signalons enfin le rapport de Dot sur les « Anomalies Fyélo-Urétérales congénitales et leurs conséquences chirurgicales » (56° session de l'Association Française d'Urologie 1956),

qui constitue la mise au point la plus récenté sur la question.

eROTt-E—

OBSERVATION (inédite)

i: extenso, due à l’obligeance de Monsieur le Professeur Darget:

K::. Alexis, 51 ans, élève à l'Ecole des Mutilés à Bordeaux, entre dans le service du Professeur Darget, envoyé par le service du Professeur Mauriac, pour des douleurs lombo-abdominales à type de courbatures avec des crises plus fortes non périodiques. Il est envoyé dans le service d'Urologie parce qu il présente éga- [ment un rétrécissement urétral qui a rendu impossible la séparation des urines en Médecine Générale.

Antécédents. — L'anamnèse ne révèle qu'une Paratyphoïde P. contractée en juin 1944 par le malade et vérifiée à l'époque par une hémoculture. Guérison sans incident au bout d'un mois. A signaler cependant une petite complication rénale apparue au décours de la maladie puisque l'on retrouve dans un examen d'urine fait à l'époque .:

Albumine, 0,90

Quelques cellules épithéliales

Quelques hématies

Quelques cylindres granuleux

Quelques leucocytes

Pas de germes.

Histoire de la maladie.

Au début de janvier 1940, alors qu'il était hospitalisé pour etat grippal, le malade a commencé brusquement à souffrir de sa région lombaire gauche : douleurs à type de torsion, continues mais semblant se calmer par la chaleur et le repos. Les mictions étaient normales, mais les urines troubles. Le malade fut alors hospitalisé à Thiaucourt, où une hématurie assez importante

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