PS DA
apparut qui dura trois jours : le sang était toujours mêlé aux urines et non émis avant ou après les mictions.
Entre temps l'état apparent du malade s'étant amélioré et ces douleurs calmées au point de ne plus se manifester que sous la forme d’une simple courbature, il est envoyé à Toulouse pour Fospitalisation et complément d'examen. Une séparation des urines y fut pratiquée et, d'après le malade, on aurait diagnostiœué un < mauvais fonctionnement » du rein gauche et même signalé la présence de pus dans les urines (?). C'est à la suite é ‘une manœuvre forcée pour introduire le cystoscope qu'une uréirite a été provoquée, avec rétrécissement consécutif.
Réformé en mars 1940, le malade rentre chez lui, toujours dans le même état, soulfrant de douleurs lombaires à gauche et après avoir présenté des urines troubles, purulentes même, qui auraient révélé à un examen fa présence de colibacille.
Puis survient une sédation de tous ces phénomènes, avec réapparition, cependant, de temps à autre, des douleurs lonbaires, ce qui n empêche point notre sujet de se livrer à ses occu-
pations de cultivateur.
| Au bout de 5 ans, après avoir réglé certaines questions familiales, il peut enfin réaliser ce quil désirait depuis son retour, c'est-à-dire entrer à l'Ecole des Mutilés à Bordeaux. (Pendant ces 5 années il est allé régulièrement tous les ans à l'Hôpital Maritime de Brest où ses urines, examinées, se sont montrées toujours normales).
En Juin 1944, alors quil est hospitalisé dans le service du Professeur Mauriac pour une Paratyphoïde B, le malade présente de vives douleurs lombaires mais leur sédation rapide r'attire pas spécialement l'attention du côté de l'appareil urinaire. Seul un examen d'urine est pratiqué, dont les résultats figurent ci-dessus.
Sorti de l'Hôpital le 24 août, le malade entre à l'Ecole des Mutilés où bientôt se déclenchent brusquement deux crises douloureuses qui rappellent celles de 1940. Ces crises, accompaonées de fièvre, débutent par une douleur brutale de la région lombaire gauche, à type de torsion, obligeant le malade à s'aliter. Les douleurs présentent une irradiation hypogastrique. Puis. sédation des phénomènes douloureux et apparition d'un
PAANE
grand frisson généralisé qui dure 4 à 5 heures et disparaît progressivement. Pendant la durée de la crise, le malade n'urine pas, mais après celle-ci les mictions, normales en apparence, donnent issue à des urines troubles.
Examen.
A la suite d'une nouvelle crise survenue le 9 janvier 1945, le malade est admis à l'Hôpital Saint-André, dans le service du Professeur Darget. L'examen clinique pratiqué à cette occasion montre que l'on réveille une douleur à la pression de l'angle costo-[ombaire gauche. Les points urétéraux moyens sont également douloureux, mais surtout à gauche, et la douleur ainsi provoquée sirradie dans la verge. Par ailleurs l'abdomen est souple et le reste de l'examen négatif. Le 9 février 1945, aucune rouvelle crise ne s'est produite. Un autre examen clinique se révèle négatif, sauf cependant un point douloureux à la palpation de la fosse iliaque gauche.
A l'exploration de l'urètre on trouve une induration localisée à l'urètre postérieur avec, à ce niveau, un rétrécissement qui nécessite une série de dilatations au béniqué avant de pouvoir passer le cystoscope.
En résumé.
1) I s'agit d'un malade ayant présenté en janvier 1940, lors d'un état grippal, des crises douloureuses lombaires gauches suivies d'une hématurie qui a duré 5 jours. À l'examen, présence de pus dans les urines (lors des explorations on provoque une urétrite ayant amené un rétrécissement urétral). 2) En juin 1944, paratyphoïde B vérifiée par hémoculture. Durée un mois.
5) D'août 1944 à janvier 1945, crises douloureuses lombaires | gauches violentes à début brutal, avec irradiation hypogastrique, obligeant le malade à se coucher et suivies d'un gran frisson durant 4 à 5 heures. Après la crise miction avec
urines troubles. ne Une exploration urologique est décidée, qui donne les
résultats suivants :
Urographie : Pas d'élimination du rein gauche.