‹ Considérations sur la Césarienne VaginaleChapitre 15 sur 35 · STARS · texte numérisé non relu

STARS

23 décembre. — Hauteur utérine 43 em et demi. 24 décembre. — La femme retourne chez elle.

28 janvier 1925. — La femme entre pour contractions

utérines douloureuses et subintrantes.

Examen d'entrée : U. N. — Hauteur utérine 36 em. Palper : tête en bas mobile. Toucher : tête en bas très élevée paraissant volumineuse et trèsossifiée, mobile au-dessus du D. $. Dilatation 50 em. Poche des eaux rompue depuis 40 heures. Contractions utérines très rapprochées.

A 10heures30, examen de M. Jeannin, tête en bas mobile. Dilatätion 0 fr. 50; liquide teinté de méconium. Ause. +.

M. Jeannin décide de faire une C. V. (2 ce. de morphine).

À 12 heures (©. V. pour fœtus mort, présentation mobile au-dessus du D. S. Basiotripsie. Fille pesant 2900 gr.

Délivrance immédiate, membranes déchirées paraissant complètes, poids 530gr. Incidents : épisiotomie bilatérale. Huile camphrée éth. 10 ec. Sér. phys. 500 cc.

Depuis ce jour a température oscille encre 39 et 40 jus- qu’au 29 janvier.

31 janvier. —- Nouvelle élévation de température. M. Jeannin porte le diagnostic de septicémie.

Depuis cette date la température reste entre 40 et 40,8. Le pouls suit là température atteignant 160 et plus. Chaque jour on fait à la femme H. C., Spartéine, morphine, sérum anti-strepto.

Le 4 février. — Hémoculture +. E. G. de la femme est de plus en plus mauvais. Ventre baïllonné. Perte d'urine et de matières. Faciés grippé, jaune violacé, dyspnée intense (40 à 50 KR. par minutes). Rhumatismes — état de stupeur qui alterne avec un état d’agitation extrême. Cependant, à l’interrogatoire, elle dit qu’elle se sent bien.

6 février. — Erysipèle plus arthrite à streptocoque. Hémoculture -- au strepto. L'état général va s’aggravant,

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A partir du 1 février on lui a fait prendre 10 gouttes de

| digitaline. 8 février à 16 heures elle entre dans le coma

et meurt le 9 février à 2 heures.

29 Nous n'insisterons pas sur des accidents infectieux persistants : paramétrite, annexite, qui ont été signalés comme après toute infection puerpérale, ni sur les fistules vésico-vaginales dont nous avons déjà parlé plus haut.

39 Les cicatrices vaginales doivent faire poser le problème de leur influence sur les accouchements ultérieurs.

Pareux dans sa thèse (obs. 4! cite le cas où le tissu fibreux d’une intervention antérieure gêna le décollement vésico-utérin; c’est surtout ce qui se produit lorsque l’infection n’a permis qu’une cicatrisation vicieuse. Certains auteurs craignent la rupture au cours du travail, c’est là une crainte qui nous paraît surtout, théorique. Sur 3 femmes enceintes, ayant eu une Césarienne vaginale antérieure, que nous avons eu personnellement l’occasion d'examiner, nous n’avons trouvé qu’un col portant des incisures peu profondes ayant exécuté une rotation vers la gauche, mais ce col était mobile; les culs-de-sac antérieur et postérieur du vagin souples. L'accouchement fut chaque fois naturel et se passa sans incident. Il semble donc, ainsi d’ailleurs que de nombreuses observations l’attestent, que les accouchements normaux après césarienne vaginale soient la

règle,

ane

Voici maintenant quelques-unes des observations auxquelles il a été fait allusion au cours du précédent

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