‹ Considérations sur la Césarienne VaginaleChapitre 29 sur 35 · LEE · texte numérisé non relu

LEE

incision du cul-de-sac antérieur, décollement de la vessie, et incision utérine antérieure, les doigts sont introduits et ne perçoivent pas de fœtus. Evacuation au doigt et à la curette d’un œuf en voie de transformation kystique. Suture du col et de la colpotomie. Injection iodée, mèches intrautérine et vaginale avee sérum antistrepto. Mèches retirées à 19 heures.

Suites normales, la température ne dépasse pas 380, et revient à la normale le huitième jour.

La femme sort le onzième jour bien portante.

Obs. XV. — Césarienne vaginale pour rétention d'œuf mort, 5 mois environ (M. Ch2ynet, Mlle Paquelin). Guérison.

Mme T. E. If geste, de 24 ans, admise au dortoit le 29 août 1928 pour rétention ovulaire.

A. Pathol. — Angine dans l’enfance, crise d’albuminurie vers 12 ans. Salpingite suivie d'un abcès nécessitant une colpotomie.

Ant. obst. — Première grossesse en 1925. Avortement

au terme de 4 mois environ, sort le quinzième jour ayant subi la dite colpotomie.

Deuxième grossesse actuelle D. R. 27 février, urines normales.

La femme n’a jamais senti remuer.

Le 31-8-28 à 13 heures 10, césarienne vaginale. Fœtus mort. Délivrance immédiate. Tamponnement utérin et mèche iodoformée.

Suites normales. La malade sort bien portante.

Obs. XVI. — Césarienne vaginale avant terme pour crises d’éclampsie (M. Jeannin). Décès.

Mme B. A. 42 ans est admise à la Pitié le 18 octobre 1925 à 23 heures 30 pour éclampsie.

À son arrivée la femme est dans le coma. Son fils âgé de 15 ans qui l’a amenée, dit que sa mère a eu des crises, mais ne donne aucun autre détail. On ignore donc totalement le début de l’éclampsie et le nombre des crises.

Examen d'entrée. — Femme dans le coma. Langue mordue Œdème des chevilles. Ligne brune cicatricielle.

Examen obstétrical. — Grossesse d'environ 7 mois. Tête en bas, dos à gauche. Auscult. +. Toucher col fermé.

T. A. au Vaquez 22-14.

A 23 heures 45, crise d’éclampsie après laquelle la femme retombe dans le coma.

Aussitôt après cette crise on pratique une saignée d’environ 1.000 grammes.

T. A. 17-13. Temp. 3708. Pouls, 134.

On fait un demi-cc. de morphine. On administre à la femme un lavement évacuateur suivi d’un lavement au chloral.

On lui fait prendre du sirop de chloral et de l’eau lactosée qu’elle rend. :

Pendant toute la nuit la femme a eu des contractions utérines légères et des sueurs froides assez abondantes.

Le coma s’est légèrement dissipé vers le matin. La femme perçoit les bruits mais n’a pas l’air de comprendre. Elle prononce quelques mots mais ne semble pas voir.

Examen le 19 octobre à 8 heures du matin. Léger subictère, temp. 3608. Pouls 92. Au toucher col un peu effacé.

À 10 heures. Crise, tension artérielle, 22-17.

À 11 heures 15. Deuxième crise, nouvelle saignée de 250 gr.

À 11 heures 30, troisième crise, l’ictère s’accentue.

M. Jeannin décide d'intervenir en vidant l’utérus.

Césarienne vaginale et version podalique. Fille vivante pesant 1.850 grammes. Délivrance artificielle immédiate pesant 340 grammes.

Après l’opération, à 12 heures 30, le pouls est à 136 très

petit. On fait 10 ce. H. C.; à 14 heures 30, 10cc. d’H. C. Dans les heures qui suivent le pouls faiblitde plus en plus, il est filant et incomptable. Sueurs froides très abondantes. Ictère marqué. Etat général mauvais.

À 16 heures 30, temp., 3895.

À 16 heures 30, crise d’éclampsie. On donne une cuillerée de sirop de chloral.

17 heures 15. Nouvelle crise. On fait 10 cc. d'H. C.

À 17 heures 25. Décès de la malade qui n’était pas sortie de son coma.

L'enfant est sortie le 10 décembre pesant 2.050 grammes bien portante.

Obs. XVII. — Césarienne vaginale av. terme pour éclampsie (M. Pareux). Décès.

Mme B. III pare, 23 ans, admise le 4 juin 1925 pour crises d’éclampsie.

Antécédents inconnus (aurait eu la scarlatine).

À son entrée la femme est très agitée, se jetant dans tous les sens.

Aux dires de son mari elle aurait eu trois crises avant sa venue à l’hôpital.

Depuis plusieurs jours elle présentait des signes d’éclampsie. Céphalée, barre épigastrique, œdème des membres inférieurs.

Quelques heures avant sa première crise elle a eu nettement des troubles oculaires (elle confondait les pièces de deux. sous et celles de cinq sous) et une névralgie du trijumear.

Aussitôt au lit elle fait une crise. Elle reste alors dans le sub-coma : agitation, respiration stectoreuse, elle répond avec difficulté aux questions posées et se plaint de pe pas voir clair.A ce moment examen obstétricalpar M.Desoubry

Page 1