‹ Considérations sur la choréeChapitre 14 sur 18 · TRAITEMENT PROPHYLACTIQUE · texte numérisé non relu

TRAITEMENT PROPHYLACTIQUE

Le Irailement préservatif ou prophylactique consiste à chercher à détruire la prédisposition, et à éviter les causes qui produisent la chorée ou à lutter contre leur action avant que le mal ne soit en progrès. L’hygiène, bien maniée, nous fournira les moyens efficaces.

Quand un enfant est né de père ou de mère dont les nerfs sont depuis long-temps dérangés, dit Tissot, on peut craindre qu’il ne s’en ressente ; cette crainte est fort augmentée s’il a la peau fine, les chairs molles, le genre nerveux fort sensible, ce qu’on connaît par la légèreté de son sommeil, sa facilité à ressentir de fréquents mouvements dans les muscles du visage, de fréquents changements dans les selles. Pour combattre cette susceptibilité, on confiera l’enfant à une nourrice saine et vigoureuse, dont on surveillera la conduite et le régime. 11 sera envoyé à la campagne; on prolongera l’allaîtement.

A mesure qu’il grandira, on conservera la bonne constitution par une éducation mâle, on la fortifiera par les jeux ou exercices gymnastiques; on adoptera un régime sain et fortifiant; on ne provoquera point des efforts de l’intelligence; on le prémunira contre la peur et la frayeur. Faire prédominer le système musculaire sur le système nerveux , est une condition de santé.

Il faut redoubler d’attention, à l’époque de la puberté, pour remédier aux effets d’une croissance trop rapide, pour éviter les coupables habitudes de cet âge, pour favoriser le développement régulier du corps.

Éviter les causes, voilà le conseil des hygiénistes; mais est-il toujours au pouvoir de l’être vivant de les éviter? Qui peut se promettre d’avoir toujours un régime de vie sagement ordonné, et un heureux calme de l’âme inaltérable à jamais ?

Si, malgré les précautions, les symptômes précurseurs delà maladie venaient à se montrer, ce serait encore de la prophylaxie que d’attaquer hardiment la cause agissante, si toutefois elle peut être atteinte, que de rompre la marche de l’affection par une diversion substitutive.

Si le sujet a déjà été atteint de la chorée, insister plus que jamais

sur les soins hygiéniques, pour peu qu’il se trouve non pas malade , mais dans un de ces états de malaise voisin de la maladie.

La chorée peut se transmettre par voie d’imitation : c’est dire qu’il ne faut pas laisser un enfant long-temps en présence d’un choréique.

Au reste, le choix des moyens préservatifs doit être tiré de l’étude de chaque malade.

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