‹ Considérations sur la choréeChapitre 6 sur 18 · MARCHE, DURÉE ET TERMINAISON · texte numérisé non relu

MARCHE, DURÉE ET TERMINAISON

La chorée affecte une marche aiguë ou chronique ; elle présente des alternatives d’accroissement ou de diminution. La chorée s’est offerte à mon observation , dit J. Frank, plus souvent sous la forme continue que sous la forme périodique; aussi je m’étonne queBernt ait afiirmé qu’on ne rencontrait pas de chorée continue. Frank cite J. Metius, qui avait vu un enfant, chez lequel le paroxysme revenait le jour périodiquement d’une heure à quatre, et quelquefois la nuit erratiquement. Bouteille rapporte l’histoire d’une chorée qui commençait tous les jours à midi, pour finir à six heures.

M. Bufz porte la durée moyenne du séjour des choréiques à l’hôpital à 31 jours ; M. Dufossé a trouvé 57 jours ; M. Hamilton 47 jours, et M. Ginlrac de 70 à 80 jours. Ces différences tiennent à la difficulté de préciser l’époque de l’invasion , et au traitement mis en usage.

Dans la chorée aiguë modérée , après plusieurs alternatives de bien et de mal, les mouvements deviennent moins irréguliers, et le retour à la santé est la terminaison la plus commune. Sydenham et Georget l’ont vue disparaître spontanément à l’époque de la puberté. La mort, heureusement fort rare, est produite par des complications, par des accidents adynamiques, par la fièvre lente et la consomption. En passant à l’état chronique, la chorée perd de son intensité, et se limite dans une partie du corps qui finit par s’atrophier. Sa marche est modifiée par des affections complicantes. Les chorées chroniques qui remontent”aux premiers temps de la vie, et résistent à la révolution de la puberté, sont incurables ou remplacées par l’hystérie, l’épilepsie ou l’aliénation mentale.

La chorée a une grande tendance aux rechutes, caractère propre aux maladies nerveuses. Ceux qui en sont atteints, dit Sydenham, y retombent l’année suivante. Après la guérison, même définitive, les malades conservent une susceptibilité très-prononcée.

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