‹ Considérations sur la clientèle dans la classe pauvreChapitre 7 sur 10 · RAISON · texte numérisé non relu

RAISON

Le guise de doute, et tout est perdu. Seul d’ailleurs, le médecin peut arréter la panique.

Un conte oriental nous rappelle combien sont désastreuses les conséquences de cet affolement.

Ne tolérons ni crainte ni désespoir ; veillons à l'application rigoureuse des lois de la prophylaxie : c’est ainsi que nous rendrons les plus grands services.

Enfin, quand on aura à porter un pronostic chez le malheureux, que l'on se tienne toujours sur la réserve ; que l’on ne désespère jamais, pas de paroles douteuses ou ambiguës. Cette population inintelligente, entendant sortir des lèvres du médecin une opinion grave, cesse lout traitement, s’en rapporte à Dieu et se décourage complètement, alors que le malade pouvait être encore sauvé. Dans les maladies longues, l’on aura enfin l’art de faire prendre patience au pleurétique, au typhoïsant, au brightique, on lui montrera la guérison prochaine, el on lui persuadera bien qu’en nos mains seulement il pourra trouver son salut.

EU

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