L-^dionâèt là ptûne de défriclier son champ pré
sndtait, lui faire porter tel fruit de préférence k '• • • el autre et essayerait.de le forcer à ne point pro^
tjSre de mauvaises herbes > ^i les arrachant sans
iç^se avec ilidignàtion.
•Ne. jugez paSf ofin que vous He ï&y&i pa» ToUram
mges. Tel est le précepte évTangélique sur lequel ^^^,4, ie .fonde la tolérance individuelle. Si Téglise et r^Gouvèriiement, quoique tous deux revêtus d'une lutôrité 'répressive, n'ont point le droit de punir llK>jnme extérieur, pour les opinionis^ professée» 1^ rhommé intérieur, c'est k bien plus forte rai- \^ que Tindividu ne saurait s>*arrog^r celui de cahdamtoer ou de persécuter son semblable parcequ'il peïisë différemment, en fait de croyance religleus'ek Est - il concevable qu^un particulier qui* »^ait puni s'il osait se mêler dHnterposer son autorité dans les prévarications de fait, se permette arbitrairement de tonner ou de sévir contre un culte ou des opinions, uniquement parcequ'elle» w-sont pas les siennes. S'il le fait par envie de ^ll^liner, il est coupable. Si c'est pour inculquer Ufli^L doctrine qu'il crt)it la meilleure, il est int4 Dans là première hypothèse, il s'arroge un it qui ne lui appartient point. Dans la seconde il' choisit le moyen le moins efficace, celui qui
i. ti-
rëlôigne da bat et qui est le plus condft'mnaBle.. La violence ou la. persuasion de la ptlCK^e Tâs* dividu sont également, repréhensibles , ' lotscpi*il* fi'ti point (ce qui est excessivement rare) une yocatiop visible d'en haut, ou un ministère autorisé par 1^ loi. D'ailleurs l'individu perd ^ censurer set seût^ blables^ nn tems qu'il pourrait employer à son prq-; pre perfectionnement.' Le chrétien véritable est essentiellement tolérant parceqû'il est humble et parceque son esprit formé . aux divins préceptes de l'Evangile, connaît toute la fragilité de Thomme et toute sa dignité. Il déduit de cette connaissante* profonde l'obligation de tolérer les erreurs de se& .semblables, et de ne jamais se livrer à l'entre-
prise téméraire de faire violence à leur convictiô^
Car les passions humaines ont à ses yeux la propriété d'être incompressibles par des moyens nié-
caniques, comme l'eau qui est leur emblème m§tériel: ainsi que nous l'avons observé au ^^uxiëme