‹ Considérations sur la doctrine et l'esprit de l'église orthodoxeChapitre 5 sur 15 · Chapitre III · texte numérisé non relu

Chapitre III

Deft pein&4 et 4qs. y^co«ipeiiret.

Tout annonce que Vordre de choses qui nom environne, est le fragment d'un type primitif, îii^ ^ finiment plus parfait, La nature physique ii*eft ; plus que la magnifique prison de Thomme, ce royal esclave, déchu de sa puissance et de sa grandeur» Elle présente Paspect mystérieux d'une combinaison incomplète, qu'on ne saurait expliquer sans remous ter à son origine, et sans plonger dans l'avenir* Tout comme chaque instant de la vie humaine est inexplicable sans la connaissance de ce qui l'a pr^ cédé , et de ce qui lui succédera, de même l'exif* , tence collective du genre humain, et celle des in» dividus qui le composent, ne devient compréhensible que par le dogme de la prévarication origi^ nelle et des peines et récompenses^, qui nous attendent dans une autre vie.

.. L'espèce humaine a ea constamment l'instinct d*ime vie futmre, dev^ant Sjervir d'apglogie à la jus-^ tice suprême, être l'espoir des bous, et la terreur des méchans. Il n'existe pas une seule tradition antique qui ne porte les vestiges de cette croyance universelle 9 chez les peuplades sauvages, comme chez le» nations les plus civilisées. Le sentiment indélébile ^\i juste et de l'injuste , qui n'est jamais satisfait sur cette terre, dicte à tous les mortels ce terrible cri de ralliement, commun à toutes les xiices et à toutes les langues. Il perce la voûte des caeux.i et fait retentir ses échos dans Tabyme dçs siècles. Un jour la parole de vie leur répondfa» les absorbera dans ses consonnances majestu- «mes, et c'est de la fusion de ces deux voix, dont IHuie invoque la divinité, et l'autre appelé à soi k, création, que naîtra le céleste accord d'une bar-^

stonie éternelle*. ,

■ Quelques écrivains modernes^^ OQt . tâché d'at-i tâiuer la sublimité des dogmes enseignés par le Christianisme, relativement aux rémunérations et am: . châtimens d'xine vie à venir,., eo faisanf.ap-, pHtcevoir leur .affinité avec .• toutes- .les ,lraditi9^s ffdialeuses et payennes, sans faire^ aLtention ^,que U vérité est une, que les reflets .^solés attestent V^ergique réalité du rayon qui les .fait naître, et que l'édifipe de la religion, masqué par l'échafaur dage des si&des, existait bien ayant l'époque, . où, (es magnifiques parvis nous fujtent ouverts.

D^atitret individus d'un esprit irr^fl&M, mi d*une nature compatissante, se sont élevét couM le dogme de rétemité et de la rigueur des peisit réservées au prévaricateur* C'est faute d'avoir exalU leur intelligence, jusqu'à la hauteur d*un ordxf^ de choses différent de celui qui nous envinman En effet, le tems et V espace ^ idées purement xi^ latives, n'existent plus pour une âme dégagée darliens terrestres*

Dësqu^elle a franchi le seuil de la matiën^' elle rentre dans le domaine de Tétemité. Or ctt serait vouloir la mesurer et lui assigner des épo* ques, ce serait associer les idées les plus eontii^' dictoires, que de supposer des. gradations dans rOk Ordre de choses immuables. Nous ignorons )us^[tfl^ quand les Ames des morts participent ^au mdildè' ^visible: nous ne savons point par conséquent qtWt les sont les opérations de la grâce exfvet^ elles; y,qui a jamais sondé la profondeur des trésors ià la sagesse divine^* ? — mais il est évident, et intcèkh testable, que le régne de Pétemité exclut lapMk sibilité d'une commutation des récompenses et dA peines» Pour énoncer une opiiuon sur ce Bvq0 terrible, il faudrait connattre la durée 'du Uid*- Vouloir le pénétrer, c'est se rendre coupable de l^ùdace la plus sacrilège. Tant que dutfe le prin* cife, les conséquences demeurent néceissaires et inaltérables. Cette vérité maintient le dogme de It

pbrpjtuitë des peines, telle que renseigne Ti^gliie orthodoxe y dont nous devons imiter la sagesse et Miomilité^ Le teins qae rhomme perd à interro* ger le mal qui a devancé son existence > serait i&ieaz employé à le combattre; et en faisant Tapoli^e de nos faiblesses et de nos crimes ^ en les berçant de Tespoir d'une purification grossière et matérielle nous oublions que Tessentiel est de les immoler à Dieu^ Le mal est un ulcère corrosif, qai n'existe que négativement. Il cessera lorsqu^il n'aura plus de victimes» Comment? — C'est le secret du Dieu éternel *)>,

Avant. donc I qVie de disputer audacieusemeïit Stt rétemité des peines, et d'interpréter arbitrailiineni; quelques passages de l'Evangile, qui n^ Muraient jamais être concluans, par Timperfêctioa des Xangueai humaines qui sont toutes calquées su£ les idées relatives du tems et de l'espace; il fau« ixépX savoir au préalable, quelle est la durée du ivmI» Maù vouloir le pénétrer, serait un sacrilège, comme nous Tatous dit plus haut. Il ne nous xette donc qu*à admirer la sage économie de notre église, qui ne commente point un dogme, incoxu* qaensurable à notre intelligence* L'Eglise d^Occi-

91I<*Beti^r« noift {ait. envitf^fet ximXXm époque, mail trè^i myttérieatement, et cottune hors de notre portée. EU» cstdéfignée par rezpression: km sV'^ Ô SlOf t« «<îvr« hê «ô^i , *t Dieu fera tout en toni.

dent n'a malheuretuemem pas usd de laÉ&èmex^ *. 1 serve religieuse , et a semblé rougir ^ de ce saini tremblement. Impatiente ^de posséder et d*incut quer des idées positives sur un , sujet où Top ne saurait en avoir, parcequ'il ne pose point sur uns base terrestre, elle a enfanté et proclamé le dogme ambitiei^ des expiations, par le feu purgatoire.

Cette erreur dérive d'une fausse interptétation 1 donnée à un passage.de St« Paul, Le voici: pt^ur \ lui^ il sera sauvé ^ mais comme ajrant passé par ,

le feu *)•

Or il est évident qu'on ne saurait déduire un dogme général d'une périphrase aussi vague et aussi ^èu -significative. On le peut encore moins, \ot^ ^'on étudie ce passage dans sa liaison avec léi idées qui le précédent. Ce chapitre traite du nn< niistëre des pasteurs eff de tous ceur qui travailleat à l'oeuvre de Dieu. Il y est dit que le fruit de leurs peines est exposé à périr par Tincendie, o'esl^^ à-dire~ par l'action dévorante des passions humain nes« Â cette observation , l'apôtre ajoute immié^ diatement, que Touvrier lui-même pour prix de s^8 efforts sera sauvé y^mais comme ^yant passé >pêàr le feu^\ Ceci est incontestablement une expression •figurée, comme Celle qui la précède, et-n'e^t ntd-

♦) Ep. |. Cor. 3, 15. .: . ,■■■' . . . » .

lement la définition des voies expiatoires de lu proyi^ence, après notre mort. Elle n'indique point un état intermédiaire, entre celui de la b('atitudc et celui de la damnation. Elle désigne en général, les épreuves, auxquelles Thommc est exposé.

Une interprétation plus circonscrite de ce. passage, n'est plus qu'une fable artistement inventée, un. appât grossier pour les eyprits vulgaires, un abas de mots et d'idées, destiné à étendre la jufisdiction spirituelle, au dépens de la pusillanimité. Comment s'arroger le droit de créer à plaisir une région fabuleuse, hors des limites du tems et de l'espace, tandis que dans les saintes - écritures, il n'est fait mention que de la Géhenne, séjour où retentissent les pleurs, les grincemens de dents et où 'habite le ver rongeur. Ces trois attributs des peines de l'enfer ne sont point un simple anthropomorphisme. Les pleurs retracent l'état de fluidité, élément de la formation et de la dissolution des êtres. Les grincemens de dents indiquent les égaremens du désir, cupido i7rîBv/Ârjri7c6%\ Enfin le ver rongeur, caractérise la renaissance du prindpe de vie par le remord. Le feu lui - môme, n'est que l'emblème du sentiment douloureux , de la toute -présence divine , pour une âme couverte de ténèbres. Le tout est symbolique , mystérieux, impénétrable, de manière à exclure toute défmition, autant que la théorie d'une béatitude éier-

hèllè* La seule chose qu'il nous est permis d'en* trevoir, c^çst que le feu, principe divin, prodigue aux élus ses ëmanatiohs lumineuses qui ont Tuni* té pour bas'6; et que Téclat de ce même feu, projeté sur les réprouvés uhe ombre effrayante, es exerçant sur eux une action analytique, juste com* pensation des déchirèmèns , dont ils o|^t àfQigé la terre. Il n'est point donné à Thotome d^étendrt ' au delà ses téméraires conjecturés. S'il ne pent sonder les trésors de l'amour divin, les seuls pourtant qui «oyent accessibles par leur nature, comment oserait- il assujettir à son chétif compas, les formidables dimensions du sanctuaire de la justice? ..♦..> ^ ♦ ♦

Cest néaûmoihs ce qu'a fait l'église d'Ocddent par l'admission d'un purgatoire, dont elle se réserve la clef. Qu'a- 1 -elle obtenu par là? L'assoupissemcnt des consciencéé; et une augmentation arbitraire de son autorité. Delà naquirent les chl* mériques espérances de pôuvoit transiger avec Diet^ par l'intermédiaire et sous la garantie du clergé. Delà tous les excès des oeuvres pies, les supersti^ tiens de tout genre, les indulgences et les expii^ tiens rituelles , ré4uites en système mercantile. Vnp hypothèse aussi grossière qu*elle est mal fondée, ne pouvait enfanter que de semblables rësoltatSé Cette nouvelle chance ouverte dans le royaume des cieuxy est devenue le principe d'un»

nie d^autres combinaisons fairorables à la puisnce temporelle du vicariat terrestre. U en est suite un pacte entre la faiblesse et Tiinposture le ' n*a point ratifie ^elui dont le royaume n*est s de ce monde. L^ëglise d* Orient a garde au mtraire sur ce sujet le plus respectueux silence, le n*a point assigne à la miséricorde divine de ies humaines, et n'a point prétendu suppléer X des préceptes arbitraires, au défaut de révéla- 3115 positives^ sur ce redoutable sujet. Cepen- Jit réglise orthodoxe intercède pour le salut des ottSt 6t a institué des prières solemnelles desti<* •es à fléchir la justice de Dieu, en faveur dei( aes qui nous ont précédé dans une autre vie«

Voilà Targument que, saisissent avec joie les •tërodoxes, pour nous faire encourir le reproche contradiction, j1 quoi bon^ disent- ils, prier ur tes tnortSj si Von ne croit pas à un lieu in* rmédiairej et que ton considère leur sort comme ont irrévocable? . . • Mais hélas, qu'ils sont à lindre, ceux qu'une objection aussi banale, aussi Igaire, peut porter à admettre un dogme que \\x% Seigneur et ses apôtres ne nous ont jamais iseigné ?.. Et surtout qu'ils sont peu initiés au ritable esprit du Christianisme! Quoi, parcequç ms ignorons les voies mystérieuses de la provimce après la mort, nous hésiterions de prier mr nos frères , et nos coeurs embrasés d'une foi

airdeiite et d^ùn^ espérance itnmortielle, craindraient d^ihvoquer à pure perte le sî^int nom de* Dieu? Nous répugnerions à confondre nos larmes aveç les derniers soupirs des habitans de la tombe, et nous deiùanderions compte au Seigneur, de hoi ttipplications et de ses décrets? . . > , '

Mais SI cela *est, si les tënëbres de notre es« prit peuvent être un obstacle à Tëlan de nos coeurs résignas, -à quoi bon également prier Osais oette vîe? L'objection est absolument la même. Si Dieu est Tunique arbitre de nos , destinées, si pourvu de la 'prëvifi€on ■ et die la toute •puissance, il peut l'exercer 4. Pégafd de nos actions, si les chet/euM de notre tête, et les battemei^s de nos coeurs sont Comptés, à quoi servient, d'après ce raisonnetnent, iios stériles et impuissantes prières, que peuvientelles- pour le soulagement d^ ceux que nous aimbnsj et qui parcourtftQt avec nous la carrière des tenta* tiens xlaondaines. Le sort de chacun de nous est irrévocjablement fixé, il est prédestiné au sûlut oa à la damtiation, avant que d'avoir vu le jour; nbui île 'saurions l'aider ou le fortifier . par nos chétivei^ paroles et nos voeux, puériles. L*esprit humaiif ne peut pénétrer là mystérieuse harmonie de 1* providence et du libre arbitre. S'en suit -il peut cela qu'il faille -renoncer volontairement' aux trésor» de la jAière, et nous plonger dans une apathique et stupide incrédulité? . ', ¥oilà où not^ mènent

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leê ergueilleuses subtilités de Vécole irioiidaine. En attaquant les dogmes de. Téglise. orthoiloxe , on détroit une des pierres angulaires de Tédifice de la J:édemptiony et Ton. substitile sans s'en appercevoir, le raisonnement le plus i^mi- chrétien, à ces merveilleuses inspirations de nJai toi et de l'humilité qui seules no^s persuadent 4e Tefficacité de U prière. . ..•;■)*,'♦..

Gomment les docteurs, de Véglise d'Occident né se. sont- ils paji apperçus, qu'en croyant nous embarrasser' par des sophismes spécieux, fondés stir les dehors d'une contradiction apparente, ils prêtaient des arzties aux ennemis* de la croix, et se mett^eiit' ^x-'méhies dans la'né4;essité de n'ajoutier foi, qu'à ce qu'ils secaiént en é^at dJ^xpUr foèr humainemenit? • . , ♦ ! ■/:.•■'•

Quant à nou4, naus iprions pour, les morts, parceqne (d'acte de la prièsre est la respirartion de rame,, le secret de la di^^ité, et ;la seule voie pouvi.-parvenir jusqu'à elle. Nous prions, pou;: les • mjorits^ rpàrceque. nous sdmxiies solidaires les uns à'^l'égaxd'.jdes autreis ^ parpeque nous croyons au:^ miséricordes infinies sans»- vouloir e^ sonder les pro£Qndéu;rs« Mais ^npos. oTaditiettons point de lieu pargatQiuf ,/. çaytj^ue' jçe, dog^oilev ii^ . ïious a point ■ été\'eMe;gn^: . parc^.^Vie.'X'C^ted' l^s .^eomjbinaisons himmnsfj::»'expliqu^t^ B^<8 encore le^r voies de la

-sagesse divine. Nons ll*^dmettQ^s pas enjBn, cettt invention abusive, patcequ'il nous a été recom* >tnandé d'augmenter la somme des bonnes oeuvres, mais que le trésor de la foi, est un dépôt , qu'il nous eçt enjoint de -conserver intact, Malbeurl riiomme qui se méprend sur la nature de ce dér pôt sacré, et le livre àUx agioteurs, comme le ta^ , lent de la parabole évangélique, pour le recouvrer avec usure, Cçs docteurs différeront le payement du jour au lendemain, et l'infortuné compdxattra au jour d^s justices du Seigneur, comme un dé* positaire infidèle, qui aura échangé la vérité contre

leç ténèbres et le ménsong^« '

L'église orthodoxe ia donc été éclairée par le véritable esprit d'humilité chrétienne, lorsqu'elle c'est refusée de définir le procédé de la misérî* corde infinie dans un autre ordre de choses, et n'a point renfériôé Son "action "surnaturelle dans les paroîa du purgatbiirei AutfsJ humble que 'sublime dans t%% institutions religieuses, elle n'a point dévié des préceptes du Sauveur» et n'a bâti 6ur< la pierre angulaire scellée de son ^ang, qu'un édifice ^rigé et çoôirdonné sans a^cTun ^artifice humains et par le seul -ascendant de 'sa parole créatrice. Jamais de simples induQtidnd ne lui ont paru su€5' santés pour établir îe, dogme. Elle n'a point cru que le' passage de St, Paul, cité plus haut/ ov bien U parabole dv( riche et du Lazare y pussent servir

te bara & la docti^e du purgattàre. De ce que cette parabole luppose un ^alogue entre Thomme ittste et le réprouve, notre Eglise n'a pas cru devoir nférer que l'un d'eux ëtait dans un lieu intermé* liaire détçri^inëy çi^ il se trouvait astreint à exder ses fautes, La seule conclusion qu'on en laisse tirer, c'est que les âmes sevrées des conso* stions divines par leurs abominations, puisent dant a connaissance qu'elles ont de la félicité réservée xa: élus , ui^ redoublement de leurs souffrances. Ln effet la l^unière rend les ténèbres plus sensibes 9 plus accablantes. Ce n'est qu'alors, qu'elles leviennent visibles 9 selon l'expression de Milton; »arceque le doux rayon émané des clartés cèleses se transforme en éclair, père de la lumière, »our qui l'espace et le tems ne sont rien. Il embrase simultanément l'horison de l'immensité, et ilongee^nt dans le sein de la nuit où tout est imnobile, il la déchire et la divise, sans l'anéantir*

Mais à la lueur de ce formidable feu, emblème le la force de l'être universel, qui triomphe de la ésistance, élevons nous avec un saint transpç^r^^ à a contemplation des béatitudes . étenielles. Si la lerpétuité des peines dépend de l'existence 9éga« ive du mal , les récompenses s'identifient en reranche à l'éternité du Dieu créateur, sauveur et i^nsolatéur^ C'est la soumission absolue à sa toute* puissance ici - bas , c'est la communion mentale à

l^yant topdé et dévoilé l'hopime Intérieur, le troure^ $igxie de se n^optrer k la luinië^re étemelle» la tripité de l«t pensée, de la parole et de raction ho* maine ne forment plus qu'une mag^ifî^ae \inité, Toutes trois ne sont dans l'élu, que la ma^^futation de 1^ gloire infinie, dont il devient VPfg99^ passif et actifs C'est ainsi que T^.tre déc]ia ^ V^V^ immortel et perfectible p£|S5e du sein de Ja^ çréa^ fure^ d^tns celui de la ^çr^^fian ppur reposeip éter» liellement dans les étreii^te^ du créateurs Maû ce repos loin d^être un état d'inertie est f^u ppn* traire le plus haut degré de n^ouven^ei^t ^ çstr c'est le mouvement d'un ceptrç, qui, sans changer ié l^lace, fait Pouvoir la sphère dont \\ est le régixl^teur. C'est encore là i^eiix idées contradictoires en apparence , devenues identiqueé; ps^r leur fusia9 fLans la, divinité.

L'état de béatitudei qne nous ^vons tâché d'eni^ Visager sous ses points do vue principaux, a àt» gradations marquées, selon la: parole de Jésu*» Christ, qui nous l'enseigne ps^r ces mots: ,yda^ l'a maisQi% 4^ mon Père\ il y a beauccfup dé de- ^tifeurès^^. ^ Mais il importa de ne point prendre^fc la lettre cette expression anthropomorphique , qui est calquée sur nos idées du tçms et de l'espacOé Ce ne sont point des gradations dans l'espace, des }i'gnes de démarcation précises. Il ne s'agit ici que 4es degrés d'intensité de la béatitude, qui devient

ôQJoim plus grande» à raijoQ de l'intimité plut m moins absolue qui s^ëtablit entre Tètre bien leorenx et lé principe, de sa félicité^ Voilà ce que ï frai chrétien doit entendre par la drdite, emlâmQ dQ la béatitude active, par thrûnés, quisigifient Texercice des fonctions royales; enfin par nneur^Sy qui nous sont dévolues, à raison de ftèndue et de la durée de celle que Dieu a bâtie ins liotre intérieur pendant le cours de cette, vie, Lon^le sublime passage où il est dit: na^s eny tron9 çh^z lui et nous gr bdtirom notre de*

En un mot, nos âmes ne pénétreront Dieu ins un autre ordre de choses , qu'autant qu'elles seront . laissées .pénétrer par son esprit, dans >rdre temporel^

Une dernière considéri^tion qui s^offre à nous ir Tessence- de la béatitude, est celle qui resuite I centrale' du bien et du beau. En effet, le en et le beau absolu sont les deux pôles de la hère des dboses créées. L'homme ne saur^t les teindre dàts tettq vie« Ce n'est que lorsque la irce centrifuge aura cessé d'agir, que. ces àenÉ lints diamétralement opposés,, 'viendront se con<'

ndre dans le c^tre de l'ésistenâe* . Li'arccoznplis*^ ment de toutes choses 'pour les êtres actuellement :istans, ne peut consister que dans f^ette fusion

du bien et du beau. Jusqu'à. rtette époque» la vérité absolue demeurera constamment inaccessible^ et le mal occupera sa place. La fusion du bien et, du beau, dans celui qui en est le principe et là souiv ce, fera éclore la vérité qui n'est enbore qu'un gè» me , et anéantira le mal. :

• Dieu de puissance, d'amour «t de sagesseinfif

nie,* toi que ntyus rencontrons à tous les points dt l'espace, soit que nous déployions nos ailes vef;s Ui contrées oh le soleil se lève\ soit que nous voulions te fuir *) jusque dans la profondeur des enfera toi, devant qui tout passe sans pouvoir t'échapper, devant qui tout semble s'évanouir," et pour rquiTÎenne se perd» Ton' bras puissant, nourri de force et d'ab légresse 9 - imprime le mouvemei^t àla brëationy ton souffle crée les intelligences, .:• '^^ ' »'

.C'est' toi qui serres les générations dans^tafor-^ midable étreinte, et qui peut seul en' sécher la sonr' ce , ou en absorber le totrent. Toi 4jui tantôt rayoà •t tantôt éclair, tantôt colombe' de- paix, et tantôt

fiaknikie exterminatrice, te manifestes^à la. créatioii sous tp^utés le^' formes dé rimmensité. T6i qui allie leic&eut de l'ag^saxt fit celui du lk)n et l'essence di* vine aux imisèif0tL-.^unlaînes, toi^apie l'homaift doit posséder ou mounv: daigue te révéler à nous, ' dans .■■'••'■ -. . s ' •. :.■■■■/ •■ . •'

^^) Pseanmet clftDudd^ ' •• = Jj; • •

hs mystères d^iine vie étemelle, que ta voix fasse îstentâ: ftisqne dans le fond de nos coeurs , les pa* rôles de régénération et de vie, qu^elle ébranle le Ciel d'airain, qui nous couvre de ses innombrables flambeaux et lui fksse répandre les rosées abondantes

le la gr&ce y sur ces champs dévastés par le péché et k mott»

^ Moto Dieu! que la trinité qui constitue ton uni*

té incompréhensible, répande sur le ciel, la terre et

les sombres demeures , tous les trésors d'un étemel

çmonr; Lui seul a réconcilié le créateur et la créa<-

turè , lui seul p^ut aussi concilier nos espérances et

nos terreurs. C'est par la divine croix que s'opère

perpétuellement ce miracle. Signe de foi, d'amour

et d'espérance, ce trophée de la mort, est en même

tems le sanctukire dé la vie , que tootre pensée ré»

clame ^ au nom du médiateur éternel. Emblème de

la force cofnbiri'ée à la résistance et remise en har^

ntonicy la- croix a racheté- levasse: elle axonfondu

la justice et la miséricorde^ Elle seule nous dévoi*

lera l'avenir»

Tels sont les principes que nous avions à exposer ror la doctrine des peines et des récompenses futu« les , conformément à l'è^prit de l'église orthodoxe.

Ces théories quelque incomplet tes qu'elles puis* sent être d'ailleurs ^ se fondent sur les dogmes de

la rédemption et de la Trinité* Lear ensemW a fait Tobjet de ce premier livre > où nous hov tommes appliqués à consulter avec recneillemeii la révélation et la nature, pour constater partoui les genres de preuves la pureté de la communion fraternelle et chrétienne à laquelle nous avons 1^ bonheur d'appartenir. Après avoir passé en revue les objets du culte intérieur enseigné à la rac9 humaine^ nous consacrerons le second livre db cet ouvrage à mettre en évidence, ce même caractère de pureté primitive, que le lecteur retrouvera également inaltérable dans tous les rits et disciplines y ou objets ^u' culte extérieur institué par régiise d'Orient»

Fin du premier Livre.

iH

tut

la doctrine et l'esprit

de

l'Eglise orthodoxe.

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