‹ Considérations sur la France (volume 4)Chapitre 17 sur 26 · POST-SCRIPTUM · texte numérisé non relu

POST-SCRIPTUM

La nouvelle édition de cet ouvrage (i) touchait à sa fin y lorsque des Fraiiçais dignes d'une entière confiance m'ont assure que le livre du Développement des vrais principes j etc. y que j'ai cité dans le chap. VIII, contient des maximes que le roi n'approuye point*

ce Les magistrats, me disent-ils , auteurs du ce livre en question^ réduisent nos états gé- «c néraux à la faculté de faire des doléances,^et «c attribuent aux parlements le droit exécutif « de vérifier les lois , celJes même qui ont été « rendues sur la demande des états ; c'est-à-dire, « qu'ils élèvent la magistrature au-dessus delà et nation. »

J'avoue que je n'ai point aperçu cette erreur monstrueuse dans l'ouvrage des magistrats

(i) Ceit 11 tfoMéiM en cinq noby en comptant la contrefaçon française qui tient de p«ràltre»GéDe-ci a copié fidèlement lee innombrables butes de la ^yremîére, et en a ajouté d'autres.

français ( qui n'est plus à ma disposition ); elle me parait même exclue par quelques textes de cet ouvrage, cités aux pages iio et m du mien} et Ton a pu voir , dans la note de la page 116, que le livre dont il s'agit a fait naître des objections d'un tout autre genre.

Si 9 comme on me rassure ; les auteurs se sont écartés des vrais prindpes sur les droits légitimes de la nation française , je ne m'étonnerais point que leur travail; plein d'ailleurs d'excellentes choses, eût alarmé le roi; car les personnes mêmes qui n'ont point l'honneur de le connaître, savent^ par une foule de témoigna-ges irrécusables 9 que ces droits sacrés n'ont pas de partisan plus loyal que lai , et qu'on ne pourrait l'offenaer plus sensiblement qu'en lui

prêtant des systèmes contraires.

Je" répèle, que je n'ai lu le livre A}x Dévelo[h pementy etc. dans aucune vue systématique.

Séparé de mes livres depuis longtemps ; obligé d'employer^ non ceux que je cherchais, mais ceux que je trouvais; réduit même à citer souvent de mémoire ou sur des notes prises anciennement , j'avais besoin d'un recueil de cette nature pour rassembler mes idées. Il me fut indiqué ( je dois le dire ) par le mal qu^eu di* salent les ennemis de la royauté ; mais s'il con* tient des erreurs qui m'ont échappé, je les dé« sayoue sincèrement. Etranger à tous les sys-

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ternes^ à toud les partis, à toutes les haines , par caractère, par réflexion, par position, je serai assurément très-satisfàlt de tout lecteur qui me lira avec des intentions aussi pures que celles qui ont dicté mon ouvrage.

Si je voulais, au reste, examiner la nature des diflférents pouvoirs dont se composait Fancienne constitution française ; si je voulais remonter à la source des équivoques, et présenter des idées claires sur Fessenee, les fonctions , les droite, les griefs et les torts des parlements, je sortiraisdes homes d^uupast''scriptum,même de celles de mon ouvrage, et je ferais d'ailleurs une chose parfaitement inutile, âî la nation française revient à son roi, comme tout ami de Fordre doit le désirer; et si elle a des assemblées nationales régulières, les pouvoirs quelconques viendront naturellement se ranger à leur place, sans contradtctîon et sans secousse. Dans tou^ tes les suppositions, les prétentions exagérées des parlements , les discussions et les querelles qu^elles ont fait naître, me paraissent ap* parlenir entièrement à Fhistoire ancienne.

fiv.

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