AVERTISSEMENT M L'ÉDITEUR
III 1 iMB^l*fci
Quiconque a voulu chercher la cause de cet esprit In-» quiet qui depuis {dus de trente ans agite l'univers , a reconnu que les systèmes enfantés par la philosophie moderne ont déplacé ou détruit les véritables hases de la société.
En entretenant l'homme de ses droits prétendus, et en lui laissant ignorer une partie de ses pruniers devoirs , de hardis novateurs ont flatté ses passions > hii ont inspiré des prétentions inouïes, et Tont eu bien vite amené à révoquer en doute jusqu'à ces vérités précieuses que l'expérience de tous les siècles avait eonfirmfées» Dès--lors tout a été problème y les lois les plus inviolables se sont évanouies, le gouvernement des états n'a plus eu de règle , l'harmonie politique s'est écroulée , et il a fallu recueillir dans le champ de la révolution les fruits trop multipliés des doctrines nouvelles.
Leslégislateursles plus anciens avaient mis leurs lois sous la sauve-garde des dieux , ils avaient établi des cérémonies religieuses y ils avaient reconnu les principes constitutifs des états ; et si, dans ces temps reculés, tant de peuples ont successivement brillé et disparu , c'est qu'en s'appuyant sur des religions fausses et de peu de durée , its ne pouvaient avoir une base solide.
L'établissement du Christianisme a rendu les révolutions moins fréquentes, et c'est à lui que nous devons le bonheur dont la France a joui pendant quatorze siècles. Si la Providence a permis que notre patrie éprouvât de
M funesles catastro;:hea9 c'est que nous nou» élioas é\oh gnés des saintes maximes de nos ancêtres , et qu'elle a voulu nous rappeler^ par cette terrible leçon ^ que , sans la religion, toutef t erreur et calamité
Cette vérité première d'où découlent toutes les autres a été développée par M. db haistre, avec autant de force que de logique, dans son livre ayant pour titre : Eëêat sur le principe générateur des Conêtitutions politiques. Déjà il l'avait établie dans ses Considérations sur la France f mais il a cru devoir en £aire l'objet d'un traité séparé pour la rendre plus évidente encore, en la dégageant de toutes les circonstances particulières qui semblaient l'appliquer uniquement à la révolution française*
Ce second Ouvrage étant en quelque sorte le complé« ment du premier, dont nous venons de donner une nouvelle édition ^ nous ne pouvons nous refuser & la réimprimer également sur du papier pareil , avec les mêmes caractères et dans le même format que les autres œuvres de M. db RfAiaTRB , afin de répondre aux deman* des des persmmes qui désirent en faii e la collection.
Ri
l»> Il É » ■ I ■ Il I I ■■» » ii»^-*»*— W^^WI