‹ Considérations sur la France (volume 4)Chapitre 20 sur 26 · X PRÉFACE · texte numérisé non relu

X PRÉFACE

Il'' Jamais il n'exista de natian libre qai n'eût dans sa constitution naturelle des germes de liberté aussi anciens qu'elle ; et jamais nation ne tenta efficacement de développer par ses lois fondamentales écrites d^autres droits que ceux qui existaient dans sa constitution naturelle.

1 2* Une assemblée quelconque d'hommes ne peut cotistitûer une nation, jjtke entreprise de ce genre doit mâme obtenir une place parmi les actes de folie ks plus mémorables (1).

thème. Eerire une loi, disait très bien Démosthène^ ce n'en rien : c'éêt LE FAIRE VOULOIR qui est tout. (Oiynt. III.) Mais si cela est vrai du souverain à l'égard du peuple, que dirons-nous d'une nation; c'est-à-dire, pour employer les termes les plus doux^ d'une poignée de thépristes échauffés qui proposeraient une constitu* tion à un souverain légitime, comme on propose une capitulation à un général assiégé ? Tout cela serait indécent, absurde, et surtout nul.

(i) Machiavel est encore cité ici : E neeessario che uno sia quello cke dia il modo e délia cui mente di"

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