‹ Considérations sur la France (volume 4)Chapitre 25 sur 26 · A L'OSIRIS CHRÉTIEN · texte numérisé non relu

A L'OSIRIS CHRÉTIEN

dont lui envoyée ont pareguru la terre

pour arracher le$ hommes à la misère,

à Pabrutissement et à la firoeité,

en leur enseignant Pagriculture,

en leur donnant des lois ,

en leur apprenant à connaître et à servir Dieu ,

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dont ils n^ eurent jamais besoin , mais par la douce persuasion, les chants moraux,

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en sorte qtPon les crut des Anges (1).

(t) Osiris régnant en Egypte, retira incontinent les Egyptiens de la vie indigente, ^oufreteuse etsawvage, en leur enseignant à semer et à planter; en leur establissant des loix, en let^r monstrant à ho^ norer et à révérer les Dieux : et riepuis, allant par tout ie monde, il Papprivoisa aumi sans y employer aucunement la force des armes, mais attirant et gon gnant la plus part des peuples pnr douce persuasion et retnontrances couchées en chanson et en toute sorte de musique (ictiOot w\ Ao/u fis^^Hç ttavipK xçti /xoCaix^^) dont les Grecs eurent opinion que c'était le même que Bacchus, (Plutarque^ d*Isis et d Osiris, trad, d'Amyot^ édit. de Yascosan, tom. III , pag* 987, in-8*. Edit. Henr. Slepbt tom. I^ pag. 634, in-8%

On a trouvé naguère dans une tle du fleuve P<nobar-ot , une peuplade sauvage qui chantait enrjre

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XXXVI. Or, qaand on songe que cet ordre législateur, qoi régnait au Paraguay par Tascendant unique des vertus et des ta^ lents, sans jamais s^écarter de la plus humble soumission envers Tautorité légitime même la plus égarée ; que cet ordre , dîs-je , venait en même temps affronter dans nos prisons ,

un grand nombre de cantiqueê pieux et (nsiruetifê enindien sur la musique de P Eglise, avec une preei^ sion qiCon trouverait à peine dans les chosurs les mieux composés / l*un des plus beaux airs de Ve'glise de Boston vient de ces Indiens {qui l'ayaient appris de leurs maîtres il y a plus de quarante ^xi^ySans que dès^ lors ces malheureux Indiens aient Joui (f aucune es-^ pèce d'instruction, (Merc de France^ 5 juillet 1806, n*359, p. 29etsuiv.)

Le père Salvaterrà (beau nom de missionnaire! ) jus» tement nommé V Apôtre de la Californie , abordait les Sauvages les plus intraitables dont jamais on ait eu con-' naissance , sans autre arme qu'un luth dont il jouait su* périeurement. Il se mettais à chanter : In voi credo , o Dio mio ! etc. Hommes et femmes l'entouraient et Fécoutaient en silence. Muratori dit , en parlant de cet homme admirable : Pare favola quella dOrfeo ; ma chi sa che non sia succeduto in simil casoP Les missionnaires seuls ont compris et démontré la vérité' de cette fable. On voit même q j'ils avaient découvert l'espèce de musique digne de s'associer à ces grandes créa- . tîons. « Envoyez-nous , écrivaient-ils à leurs amis d'Eu- « rope, envoyez-nous les airs des grands maîtres d'Italie, « per essere armoniosissimi, senza tanti imbrogli « di violini obbligati, etc. » (Muratori, Christianesime felice, etc. Venesia, 175«, in-8% chap. XII, p. «84.)

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tlans tios hApitauxy dans nos lazarets, tout ce qœ la misère , la maladie et le désespoir ont de plus hideux et de plus repoussant ; que ces mêmes hommes qui couraient, au premier appel , se coucher sur la paille à cAté de Indigence , n'avaient pas Tair étranger dans les cercles les plus polis ; qu^ils allaient sur les échafauds dire les dernières parôles aux victimes de la justice humaine , et que de ces théâtres d^horreor ils s'élançaient dans les chaires pour y tonner devant les rois (1 ) ; qu'ils tenaient le pinceau à la Chine, le télescope dans nos observatoires, la lyre d'Orphée au milieu des sauvages , et qu'ils avaient élevé tout le siècle de Louis XIV; lorsqu'on songe enfin qu'une détestable coaUtion de ministres pervers , de magbtrats en délire et d'ignobles sectaires, a pu, de nos jours , détruire cette merveilleuse institution et s^en applaudir, on croit voir ce fou qui mettait glorieusement le pied sur une montre, en lui disant : Je fempêcherai bien de faire du bruit. — Mais, qu'est-ce donc que je dis?

un fou n'est pas coupable,

(1) Loquebar de testimcniis tuU in eonêpeetu re^ gum : ei non eanfundebar, Ps. cxyiii , 46. C'est l'inscription mise sous le portrait de Bourdalouei et que plusieurs de ses collègues ont méritée.

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XXXVII. J'ai dû insister principaleiiient sur k formation d^s empires comme sur Tobjet le plus important; mais toutes les institutions humaines sont soumises à la même règle , et toutes sont nulles ou dangereuses «i elles ne reposent pas sitr la base de toute existence. Ce principe étant înconteistable , que penser dNme génération qui a tout mis en l'air , et jusqu^^aux bases mêmes de Védîfice sodal , en rendant f éducation purement scientifique ? Il était impossible de se tromper d'une manière plus terrible ; car tout système d'éducation qui ne repose pas sur la religion, tombera en un clin d'oeil , ou ne tersera que des pensons dans TËtat, la religion étant ^ comme Ta dît excellemment Bacon , t aromate qui empêche la science de se corrompre.

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