CHAPITRE Il Etiologie
Un grand nombre de causes banales ont été mises en avant pour expliquer la genèse de la méningite cérébrospinale : encombrement, misère, surmenage, fatigues de loutes sortes, pauvreté de l'alimentation, infection par les égoûts, la nature du sol, etc.
L'influence du froid et de La saison froide est incontestable : presque toutes les épidémies se sont montrées pendant l'hiver, très peu pendant l'été. Les climats septenirionaux sont spécialement atteints : c’est ainsi qu'en Suè-
. de, en 1854, la maladie mit sept ans à disparaître. De
plus, lorsque les épidémies ont duré plusieurs années, comme à Bayonne, en 1837, à Metz et en Suède, c’est avec des rémissions très marquées pendant la saison chaude. Les récentes épidémies de Bayonne de 1897 et 1898 n’ont pas fait exception à cette règle ; en février 1897, le premier malade entre à l'Hôpital militaire le 7 février, le dernier le 23 février ; puis la maladie disparaîl Jjusqu’en décembre ; le premier malade entre le 14 décembre 1897, le dernier le 17 mars 1898. Le tableau suivant, qui se rapporte aux épidémies de Vincennes, de Cherbourg et de Bayonne, nous paraît bien mettre en évidence cette prédilection de la maladie pour l'hiver.
Vincennes Cherbourg D Lee.
(1882) (1882) 1897 1897-98 Janv. 4 cas janv. 3 cas déc. 6 cas Févr. 6 — févr. 5 —. févr. 12 cas janv. 1 — Mars 3 — mars 9 — févr. 11 — Avril O0 — avril 6 — mars À — Mai 1 — mai 1 —
Les cas récents qui ont été signalés à Paris ont presque tous apparu pendant la saison froide (hiver 1897-1898 et hiver 1898-1899). Il en a élé de même pour l’épidémie d'Athènes qui s’est étendue de novembre 1897 jusqu'à fin janvier 1898 (Dezyannis et Assimis). Enfin, c'est au mois de février dernier qu'a éclaté l'épidémie de la garnison de la Rochelle.
M. GescawinD a montré, pour l'épidémie de Bayonne de février 1897, que, celte année-là, la moyenne de la température avait été très basse et la moyenne d’eau tombée très élevée par rapport aux années précédentes. Nous ayons noté également que, pendant l'hiver 1897- : 1898, les pluies furent très fréquentes à Bayonne, et peut-être est-il permis de supposer que le climat pluvieux dont jouit cette ville est une des causes de l'apparition si fréquente de la méningite cérébro-spinale.
Faut-il faire une grande place à l’insalubrité des habitations, casernements, elc. ? Ceci est discutable : Lemoine par exemple, a vu se développer une épidémie dans les excellentes casernes d'Orléans. Cependant, à Bayonne, en février 1897, tous les malades provenaient de la même caserne, la Citadelle; et, l'hiver suivant, la plus grande parlie venaient également de la Citadelle, tandis qu’un nombre relalivement restreint étaient évacués des deux
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