‹ Considérations sur la méthode naturelle en botaniqueChapitre 2 sur 8 · LÉ T · texte numérisé non relu

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lui est dû: je le ferai du reste le plus brièvement possible.

Tout le monde sait qu'aux classifications empyriques ou usuelles des anciens botanistes Césalpin substitua le premier une classification scientifique fondée principalement sur la présence ou absence du fruit et sur le nombre et la nature des graines, ne négligeant pas la position de la fleur au-dessus ou au-dessous du fruit (ovaire infère et supère des modernes botanistes), la position de l'embryon (cor seminis) et mème quelquefois les cotylédons (semina univalvia et bivalvia), quoiqu'il attachât la première importance à la nature des plantes, et qu'il partageât le règne végétal en deux grandes classes, en arbres et arbrisseaux et en herbes. Il donna ainsi non seulement les vraies et solides bases de la botanique, comme l’a exactement dit Linné, mais encore les premiers rudiments de la méthode naturelle, car malgré la fausse distinction des arbres et des herbes qui éloigne ainsi des plantes liées entr’elles par leur structure, il fit des rapprochements heureux des plantes d’une même famille ou de familles voisines ; et on peut mème dire qu'il a nettement distingué la famille des Ombellifères (genus feruluceum) dont les caractères généraux sont assez bien indiqués dans le 4° chapitre du 7e livre. Il est à regretter qu’il n’ait pas connu les genres malgré ce qu’en avait déjà dit Dodoens et surtout son contemporain Conrad Gesner, quoiqu'il vit souvent les affinités des espèces entr’elles.

Sur le fruit et principalement: sur sa nature, sur le nombre de ses parties, quelquefois considéré avec le nombre des pétales ou avec la nature lactescente ou non lactescente des plantes, Morison établit, un siècle plus tard, les classes de son système, après avoir aussi adopté la division des végétaux en ligneux et en herbacés ; mais ses classes ne furent pas du tout naturelles, pas même sa 12me classe des om-

1? Dans un intéressant discours sur les services rendus par les Belges à la botanique, lu pour l'inauguration de la Société de botanique de Belgique le 6 Juillet 1862, M. Du Mortier, Président de la Société, a tâché de revendiquer à Dodoens la découverte du genre. Voyez les Bulletins de la Société Royale de Belgique, tom. I, p. 41 et suiv. Bruxelles 4862.

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